Rassegna storica del Risorgimento
CARTEGGI (MAZZINI-RUNCALDIER); MAZZINI GIUSEPPE LETTERE; RUNCAL
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Marc VvMleumier
à Paris, il gagna la Frante et rejoignit les rangs des Garibaldiens où il servit
comme lieuienant de comptabilité à l'anibulance. ' * À-i-il séjourné quelqnc
temps à Paris au moment de la Commtme? Ses correspondances an Gazzettino
rosa semblent l'étabilir,2 à moins qa'elles n'aient été rédigées à Genève* où*
selon un certificai de ses amis, il aurait élé domicilié depuis avril 1871.3) En
tónt cas, il ne fot pas sérieusement compromis dans la Commune puisqu'on
Ini délivra un passeport à Cbambéry, le 17 mai 1871, et que pendant un
ceriain temps il se réfngia à Thonon pour écbapper à l'extra di lion que le
gonvernement italien avait demandée et ob tenue du Conseil federai, le 30
juillet 1870. Mais cette mesure ne fut pas appliquée, l'interesse demeurant
introuvable , malgré les dénonciations des agente italiens. Le 30 oetobre
1874, le Conseil d'Etat genevois écrivait au Conseil federai: Umiltà compte
dans notre ville, mème dans la population geiievoise, de nombreux amis qui
le considèrent comme un parfait honnéte bonime, victime de ses opinion
politìques. Depuis un certain temps, il y vit ouvertement et au grand, jour,
croyant, et beaucoup d'autres avec lui, qu'il était à. l'abri de tonte poursuite . *)
n n'en était rien et, la veille, le proscrit avait été conduit en prison, en atten-
dant d'ètre livré à l'Italie, sous réserve qu'il n'y fut pas jugé pour des questiona
politìques. Mais Umiltà jouissait d'appuis auprès du gonvernement genevois
qui fit valoir que, d'après le code penai genevois, la peine prononcée contro
le prisonnier aurait été presente, ce qui, en vertn des traités relatifs à l'extra-
dition, rendait ceEe-ci impossible. Le Conseil federai acquiesca et Umiltà fut
rei à e he.5)
Lors de ses tribulalions, l'ancien garibaldien avait trouvé le soutien de la tendance républicaine de l'émigration italienne à Genève, panni laquelle il. comptait d'ailleurs nombre d'anciens compagnons d'armes de l'armée des Yosges. C'est sans donte à cette occasion qu'il se lia avec Runcaldier, avec lequel il resta en eorrespon dance et dont il borita des papiers après la mori.
Mais auparavani, Umiltà avait quitte Genève pour NeuchStel, où, le 15 mars 1877, il avait été nomine professeur de langue et de littérature italienne au Gymnase et a l'Acadéniie. Il se fit naturaliser suisse.0) En 1878, il pub lia un ouvrage intilulé Camorra et Maffia. Notes sur l'Italie."1) Correspondant de nombreux journaux suisses et étrangers, il soutint à de nombreuses reprises de violente polémiques. En 1879, il s'en prit à Carlo Terzaghi, qui avait cherché à Le compromettre en le représentant comme un collaborateur des anarebistes; Umiltà le dénonca comme un faussaire et un mouebard qu'il était effective-ment. *) II prit part à toutes les activités de la Ligue de la paix, fit campagne
*) Nomine h ce grado, le 26 oetobre 1870, li concie à Macon le 9 mars 1871 (cfr. papien Umiltà, AEN).
3) Ar.no ROMANO, L'Unità italiana e la prima Internazionale 1861-1871 (Storia del movimento socialista in Italia, I), Bori 1966, p. 481.
B) AEN, Ibid II, certificai datò du 18 mai 1872.
*) AEG, Copie da lettre* da Consoli d'Etat, 1874, p. 416.
o) AEG, HC 1874 II, AF 161, 172, 180. 185. En 1873 déjn des pourarites analoga avaient amene Umiltà iì pubi! or le Méntoire citò plus Ini ni.
) UMILTÀ, H intuirà d'un utopie.... p. 24.
t) imprimerie de Jomoa Attinger* N cu dauci, 1878, 253 p.
8) ti Piccolo Italiano* Genève, da 29 juin au 3 uoiìt 1879.