Rassegna storica del Risorgimento
AMERICAN PHILOSOPHICAL SOCIETY DI FILADELFIA CARTE FABBRONI; FA
anno
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1970
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pagina
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523
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Giovanni F ahi noni e i fratelli Humboldt 523
Fu solo dopo oltre quattro mesi dal suo arrivo a Roma, cito Wilhelm inviò a Fabbroni una lettera in francese, datata 1 aprile 1803, in cui, oltre ad esprimere il suo desiderio d'intrattenere una corrispondenza regolare con il riformatore toscano, lo ringraziava caldamente della sua cortese ospitalità:
Monsieur,
Que devez-Vous pensar de moi et de mnn sii enee inon di gii e et respect alile ami? Afille foia je m'etois propose de Vana écrire, de rappeller mon souvenir a Votre mémoire, d'entrer en correspondance nvoc Vons sur quelque poini de litéruturc et tonjours j'eii ai été retenu par l'idée que le moment n'étoii pus eucore vena poar Vous parler avec tout le loisir qu'il nj'a été impossibili de trouver dans les premiers moia de mon séjour ici. Soyez persuade, Monsieur, que c'étoit là la seule canee de mon silenee, et accordez-moi la permlssion de Vous le prouver par une correspondance très-vive et très-fréquente. Préparez-Vous à bien dea questiona que je Vous ferai; Vous ui'avez donne le droìt de compier sur Votre ìndulgenre.
Je Vous remerei e inlini meni dea deux aimables connoissances que Vous m'avez procurées. J'ai dcjà vii plnsienrs foia le Frìnec Dolgorouki et M.r Micalì m'a fait le plaisir de passer ce maiin cuez moi. Je taciterai de les voir l'nn et l'autre aussi souvent qu'il me sera possihle et ce ne sera que mon avantage que j'y reeherclierai. Pai forme des projeta pour revenir en quelques semaioes d'iei à Florence, mais jc ne saia pas encore si je pourrai réaliser ce beau projet. Il y a bien des affalres qui sana èlre fort importante, exigent ma présence ici.
M.r Mieali ne m'a pas donne les nouvelles que j'èusse désiré de Madame Fabbroni. Il me dit qu'elle a souflfert cet biver. Je me flatte que la saison et le froid vraìment extraordinaire que nous avons eù, en a été la cause, et j'espère que le dou.v prinlems qui commence maintenant, rétablira enlièrement sa sante. Veuillez lui témoigner, Monsieur, finterei vii et sincère que j'y prens et la prier d'agréer en méme tema mille amitiés de la pari de ma femme qui est on ne peut pas plus sensible à Votre souvenir.
Je ne pnis aujourd'bui que rompre le silenee que j'ai observé jusqn'ici. Je suis malbeurensement singulièrement occupò dans ce moment. Mais je n'ai plus voulù tarder un seni jonr de poste pour Vous exprimer rombien, mon cher et digne ami, je Buia reeonnoissant aux marques multipliées de bonté et d'amitié que Vous m'avez données, et quelle est l'étendue de festime sincère et de Pattacbement invio!ab]e avec lesquels j'ai f bomieur d'élrc, / Monsieur, / Votre / tres-humble très-obéissant serviteur, / HUMBOLDT. / à Rome, / ce 1. AvrU, / 1803. *>
Evidentemente era stato Fabbroni a rompere il ghiaccio, raccomandando al diplomatico prussiano due viaggiatori di sua conoscenza. Uno di essi apparteneva alla famiglia principesca russa dei Dolgortikij. celebrata da Girolamo Murari Dalla Corte nel suo scadente poema su Pietro il Grande. -) Doveva trattarsi di quel Vasilij Vasi l'evia Dolgorukij, la cui moglie, Ekaterina Fedo* rovna, fu definita da Benjamin Constant un mélange aasez agréable de Co*
neri storica e funzione attuale del concetto di Ellenismo, in Contributo alla storia degli studi classici, Roma, 1955, pp. 167*177; MASSIMILIANO I'AVAN, SU Wilhelm von Humboldt e la comprensione dell'antichità classica, ne Lu parola del passato, XX (1965), pp. 326-316.
i> La lettera è indirizzata e A Monsieur, / Monsieur Jean Fabbroni, / à / Florence .
2) ARTURO CROMA, La conoscenza del mondo slavo in India, Bilancio storico bibliografico di un millennio, Padova, 1958, pp. 345*346. Su Murati Dalla Corte cfr. EMILIO DB TIPALDO, Biografia di., V, pp. 377*378; GIULIO NATALI, // Settecento citn H, pp. 1044*1045.