Rassegna storica del Risorgimento

AMERICAN PHILOSOPHICAL SOCIETY DI FILADELFIA CARTE FABBRONI; FA
anno <1970>   pagina <528>
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Gustavo Costa
ques titres acqui d'un amateur et ronnoisscur des aria, tei que Vous. Tale giudizio coincide con quello espresso da Goethe sull'artista tedesco.J)
Alcuni giorni più tardi, 1*11 luglio 1803, il diplomatico prussiano inviava un'altra lettera di raccomandazione a Febbroni, in Iavore dell'illustre letterato e storico dell'arte Cari Ludwig Fernow:
à Komé, ce 11. Juillet, 1803.
C'est avec une joie bien sensihle, mon respectable ami, que je donne ces lignes à mon ami Monsicur Fernow pour l'introdnire auprès de Vous et Vous procurer inutuelleracnt à l'un et à Fautre l'avantage de Vous connaitre, puisque je suìs sur qu'anssi Vous, Monsieur, verrez avec plaisir un homme ausai estimable par ses con-naissances et ses divers travaux litérajres. M.r Fernow a vécu près de due ans à Rome et s'est voné en entier pendant ce tems à l'è tu de des beaux arts. Munì par les meilleurs principes que J'on possédait alors sur la Philosophie du beau en Allemagne et en Angleterre, il vini ici examìner les ebefs d'oeuvres de Fanti qnité et les onvrages des grand maitres modernes. Il a fait heureusement l'application de ces memes principes qu'on avait toujours presque exclu6ivement regardé sons le rapport de la Pensée aux arls proprement dits, et on peut dire qu'en faisanL cene operation, I les a rèclifiés et étendus en mème teinps. Il a écrit plusienrs morreaux sur ces objets qui ont para dans dilférens journaux Allemande et qui ont eù le snecès le plus compiei. Us lui ont vaio une place de Professeur à la célèbre université de Jena en Saxe et c'est pour se rcndre à cette destination qu'il passe par Florence, Je suis intimement lié avec lui, et j'ose Vous le recommander comme un ami att quel je prens le plus grand intéret. Je m'attends en effet à ce qu'il rendra la connaissance des arts en Allemagne beaucoup plus parfaite qu'elle n'a pù ètre jusqu'ici, puisque les Artistes xaìsonnaient rarement assez sur leur métier et que les Philosophes n'avaient guère vfi les modèles dans lesquels seuls on peut puiser le véritable goni.
M.r Fernow est accompagné de M.r Riemer qui se trouvoit avec moi lorsque je passai par Florence. II a pris la résolution de retourner en Allemagne et sera très-satisfait de pouvoir jonir encore une foia de Voi re commerce, mon digne ami.
J'oubliais de Vous dire que 3VLr Fernow s'est aussi beaucoup occupé de la langue et de la lì itera ture Italiennes. U porte avec lui une grammaire Italienne qu'il va faire imprimer en Allemagne, et il a fait un travail sur les dilférens dialectes de l'Italie qui peut-elre mème en Italie serait Iu avec intéret.
Veuillez présenter, Monsicur, mes respeets à Madame Febbroni, à qui ma lemme me ebarge de dire mille choses amicales de sa pari, et agréer l'assnrance de la eonsi-dération distinguée et de l'attachement sincère avec lesquels j'ai l'iiouneur d'etre, / Monsieur, / Votrc / très-humble fcrès-obéissant / serviteur, / HUMBOLDT.a)
Fernow tornava in Germania dopo un lungo soggiorno a Roma, dove era giunto nel settembre 1794, per coprire la cattedra di Archeologia all'Univer­sità di Jena, che slava risollevandosi, grazie agli sforzi di Goethe, dalla crisi seguita alla giubilazione di Fichte.4) Profondamente italianizzato (aveva perfino
l) Goeih.es fFcrhe, heransgegeben ini An.fi.rage der Grossberzogin SOPHIE VON SACHSBN, Weimar, 18874919, 36, p. 264.
fj A.d.li.> 6 (1877), pp. 716-717; FAIBDRICH NOACK, DOS Deutschtum rit., II, p. 188 e passim,
8) La lettera è indirizzata A Monsieur, / Monsieur Febbroni ./ / Florence .
*) JOHANNA SCHOPENHAUER, Curi Ludwig Fernoufs Lebp.it, in Sammtliche Schriften, Leipzig-Frankfurt n. M,, 1830, I, p. 271; II, p. 74 e passim ; CARI. LUDWIG FERNOW, R'ÓBÙsche liriefe an Johann Pohrt, 1793-1798, horausgegeben von Herbert von Eh ioni mul Rudolf Pohrt, Berlin, 1944, pp. 39, 43 e passim. Cfr. Gesehichte der Universitat