Rassegna storica del Risorgimento

TRIVULZIO CRISTINA
anno <1971>   pagina <201>
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Lo princesse Belgwjoso 201
confirmer sa vocation d'historien, il se contente de la Direction dea Archives Diplomatiques.
fnsqu'à trenle cinq ans, il semble iravoir fast à l'amour qu'nne place discrète. D urani la Restauration, alors que son talent, sa jeunesse, sa grande beante subjuguent les coenrs féminins, on ne lui connait (à la différence de Thiers) aucune liaison, aucune aventure. aucune intrigue; entièrement consacré à son travail, il est de raoeurs chastes, voire ausières. La passion tumultueuse qui s'empare alors de lui semble bien élre la première et la seule qu'il ait jamais connue.
Christine Belgiojoso, issue d'une faniile lombarde fort ancienne et fori opu­lénte, a été l'objet des jugements les plus contradictoires. Les historiens ìtaliens n ont écril sur elle que des panégyriques: le plus récent et le plus compiei est l'onvrage déjà ci té de À. Malvezzi, qui a utilisc les papiers de la princesse, dieparus depuis.1) Au contraire les échotiers et les mémorialisi.es parisiens tendent à noircir, à ridiculiser, cette figure pour eux extravagante et scanda-leuses. 2) L'ambassade d'Autriche à Paris les y encourage, pour des raisons évi dentea; le comte Rodolphe Apponyi répand sur elle des propos malveillants.8) L'aristocratie frangaise qui aurait pu accueillir, défendre, imposer, cette grande dame, la repousse à cause des convictions libérales qu'elle proclamo, et qui sont considérées cornine une apostasie: le marquiB de Cnstine la mei en scène, sous les traits d'une femme perverse et cruelle dans deus de ses romans, Ethel et le Monde tei qu'il est. Enfin les femmes dn monde redontent une rivale, si belle, si spirituelle, si passionnée, et s'emploient à l'evincer: Mme d'Agoult était jalouse de l'admiration cbaleureuse que la princesse manifestali à Liszt: Mme de Girar, dini detestai! la princesse par pure vanite.
Les chroniques du temps nous montrent donc la maitresse de Mignet Gomme une fenune excentrique, tapageuse, compromeltante. Elle s'habillait de fayon dramatiqne tout en blanc ou tont en noir: très mnsicienne, elle avait une facon particulière d'apprécier la musique, et par exemple elle se tròuvait mal en écoutant la musique de Rossini, ce qui donnait à croire qu'elle était amoureuse du composi leu r: une autre fois, elle avait manifeste tant d'admiration et de gra* titude à la cantatrice Guiccioli, qu'on lui avait ensuite prète des moeurs speciale?. Mais l'aspect le plus discutè de son comportement e'étaii son activité politiqne: elle cherchait à aider matériellement et moralement les réfugiés italiens, ce qui la conduisait dans tous les milieux et méme dans les rues les plus sordides de Paris; on en condnait qu'elle préférait les étreintes des débardeurs de la halle à celles de Mignet. En méme temps elle avait l'audace importune de reprocher eonetamment aux Fnmcais leur in différence à l'égard de l'Italie: elle écrivait dans les revues et journaux, elle finit par fonder et diriger un hebdomadaire; elle osa se rendre à. la chambre des dépntés et prendre la parole en public, dans la Salle des paa perdus... Pareille absence de réserve, de tenue* de modestie, c'hez une femme, choquait la soeiété louisphilipparde.
i) Autre panégyricrae RAFFAELLO BARRIERA, La principessa Belgiojoso, Suoi amici e nemici, Milano, 1902. L'ouvrugu de H. REMSBN WKITKHOTJSE, Une princesse rivolution-naire, la princesse Belgtojoso, Lausanne, 1907, est plus imparli al,
2) MME AWCBIOT, Vn union de Pariti, 1865; BKATÌMOHT-VAZZY Les salons de Paris;, 1866; MME O'ACOULT, Souvenlrsì MME JAURBKT, Mémoires; ARSENE HOUSSAYB, Sou­venir d'un demi siede; MONSELET, Statue et siatuettes contemporaines, etc.u.
3) Ore ROMOLPHK APPONVI Journal, t. IH, 1835-1843, p. 265, Paris, Plori, 1914.