Rassegna storica del Risorgimento
TRIVULZIO CRISTINA
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1971
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y votine Knibiehler
sormais ses lettre a ses inlim.es (Mignet, JuJea Mohl, Thierry) donnent des nou-Telles détaillées de la petite fillc, de ses jeux, de ses charmes, de ses progrès. Chris line cherche aussi la pèni lance, la bienfaisunce, comme si elle voulait taire une conversion publique, espérani peut-etre contre toni espoir obtenir l'absolu-tion de son mari. Àu lieu d'aller visi ter à Milan les amis de sa jeuncsse, elle s'occupe des paysans de Locate; comme la plupart des Iibéraux italiens, elle croit qu'on peut les intéresser à la cause nationale, mais seulement après les avoir arrachés à leur ignorance et à leur misere; elle consacre à cette entreprise son. temps et ses revenus.l) Emue par l'abandon où soni laissés les pelila enfants pendant que les mères soni aux champs, elle ouvre d'ahord pour eux une école où elle les fait nourrir, laver, garder, elle leur JTait aussi enseigner le catéchi* soie, compier, faire du lacet et chanter ;2) elle recevra ensuite les ainés dans deux autres écoles, puis étendra sa sollicitude à Ieurs parents: pour ne plus les v.òir vivre avec leurs betes, au méprìs de touie hygiène, elle installe dans sa maison marne un chaufioir pour leurs réunions du BOÌT, et une sorte de can-tine pour leurs repas; plus lard, elle rebàtira peu à peu les maisons rurales et con-siruira des ateliers. En niènie temps. elle reprend et poursuit son Essai sur la formation du dogme caihalique. Cet ouvrage doit contribuer, croit-elle, à servir la cause italienne: l'elude des débuts du catholicisme est nn des ihènies fa-voris des patriotes italiens (entre autres Mazzini, et plus tard Gioberti) qui veulent monirer le grand ròle de leur patrie dans l'élaboration de la civilisation européenne et chrétienne. Comme elle sait Mignet faché contre elle, Christine confie son premier mannscrit à Jules Molli, mais celui-ci, spontanément, associo Mignet à la lecture et aux corrections. M Mignet m'oblige sans me donner signe de vie soupire alors la jenne lemme.
Mignet, en efì'et. désapprouve cette reirai le. Parce qu'11 n'en voit pas rutilile, parce qu'il croit Christine incapable de s'y lenir, parce qn'il ne consent pas à étre ainsi délaissé, écarlé, renié à son tour comme amant et comme pere. Il mar que son amertume et sa rancune en cessant toute correspondance avec son amie: pendant un an, en silence, il attenti qn'eile lui revienne. A la mème epoque, il a la douleur de perdre Etienne Michel qui s'éteint à Ais le 4 mai 1840. Tous ses réves de bonbeur intime et presque fanalini semblent écroulés. Est*ce une coincidence? Cesi à cette epoque que sa robuste sante subii les premières aiteintes: en 1839, il souffre cruellement d'une sciatique; durant toute l'année 1840, il a souvent les yeux rouges et se piai ni d'une irritabilité des paupières. H commence à chercher consolation sous le ciel de son enfance: c'est surtout à partir de 1838 qn'il prend Fbabiiude d'aller chaque année passer huit on dix semaines à Aix à la fin de l'été : il s'atiarde de plus en plus près de sa mère, de ses soeurs, de ses neveux, près de ses amis d'autrefois. Sa jeunesse est finie. Plus eneore que par le passe, il va chercher dans le travail sa vraie raÌBon de vivre: Le travail est une grande ressource et un grand plaisir. Je vis chaque jour pendant de longues heures dans la plus grande et la plus intéressante compagnie... Ainsi dans l'histoire, je m'occupe très peu des misères
" *"
1) Lettre n Liezt, Locate, 4 jnin 1841. Bibliothoque JNationnlc. Lettre a J. Mohl,
Locate, 23 novembre 1840. Intimi de Franile. Ce* sonda d'agronomie, de progrès rumi,
som irte cara e i ó ri H l.i rpi cs da prerisorgimento lombardi BOUS la domiuation aatrichionne
le progrèe éronoiniuuc, éinìi Je cui auquel il fui poasiblo de s'atteler. Cattaneo nvalt
préclié d'exeniple;
a) Lettre ù LiszL Locate, 4 juin UHI. Bi'bliotèque Niii.irmale.