Rassegna storica del Risorgimento

TRIVULZIO CRISTINA
anno <1971>   pagina <209>
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la princesse Belgiojoso 209
de ce temps-ci... . l> A l'au tonine 1841 cependant, n*y tenant plus, il fait demander à Christine, par un arai, si elle Va compietemela oublié. La réponse, hunxble et fréni issante, a de quoi le rassurer:
J ai longtemps attenda une réponse à ma damiere lettre et je ne me suis pas reSignée sans peine à en otre prive. Mais comment pouvais-jc cxoire que vous pensiez à moi et que vons laissicz malgré cela mes lellres sans réponse. Il m'a bien falla croire qne vons ne vons soaciez (sic) pas de conserver des rapports avec moi, et tonte perniile que me fot celle ronvirtion je devais l'acccpter n'étant pas maitresse de faire autremenl. Si je me suis trompée, si vons pensez encore à moi avec quelque chose qui ressemble à de l'amilìé. si la disposition contraire qui vons a empeché de me ré-pondre il y a à peu près nn un n'a élé qne paesagère, merci. Je ne ci emanile pas mienx d'oublier le mal, certaàne qne je suis de me souvenir du bien. Vons n'avez nnl besoin de me recommander de ne poìnt oublier mes amis de Paris. Je songe bien souvent à eux et j'éprouve quelqnefois le besoin violent de me retronver an milieu d'eux. Des inlérèts qui soni en moine lemps des devoirs me reliennent loin de Paris et je ne donte pas qne si vons les connaissiez, vous ne m'encourageassiez è ne point les negliger. Pnissent-ils exiger encore de plns grands sacrìfices. Lorsque je qaii.ta.is Paris, vons n'aviez pas Fair de ero ire à la fermeté de mes résolutions, et vous aviez raison, car je ne vons avez pas donne de gages snffisants dans ma condiate passée. Mais Dien m'a -secourne et la voie que je suis maintenant me semble d'ejà plus facile qne je ne la trouvais en commencant. Je vis avec Dieu, avec Marie, avec les pauvres, et avec mes livrea. Je ne m'accorde pas la plus légère distraction en debors de ces choses de crainte de ne pas m'arrcter à teme (sic)... je risquerais de perdre le gofit de la re­traile en la quittant et ce goni ra'esl nécessaire. J'étudie beanconp et je croie avoir nn peu gagité. Il me semble parfois qne si je me retrouvais auprès de vous, vous seriez nn peu plns content de moi, et que je ne vous donnerais plns autant de sujets d'i rapa­li enee par ma facilitò à prendre un parti, par mon défant d'impariialité, de calme. Mon réve ne sera-t-il donc jamais réalisé et ne snbirais (sic)-je jamais plns votre examen? 2)
Il ecrit encore ponr la supplier de rentrer à Paris; elle manifeste une joie très vive anssitot qn'elle recoil la lettre, mais elle resiste à Pappe! et cherche piùtòt à attirer son ami près d'elle. Venez à Locate et je vons donnerai des rènes ponr me ramener à Paris .3* Pendant huit mois ila vont joner ce jeu. Christine parie de ses < pauvres , du frele obstacle adoré qui (la) retient loin de Paris . Mignet l'accuse de voir les difficultés avec une lunette grossissan-té; il se demande si tous les sacrìfices qn'elle s'impose som voulus par Dieu . EDe répond qu'elle n'en sait rien mais qu'à coup sur le moyen de plaire à Dieu c'est de penser à lui et de faire le bien... et lorsque je vois ma petite Marie croitre, se fortifier et a'attacher fortement à moi, et qne la considérant camme nn témoignage de la favenr de Dieu je me dia qu'il me la retirerait peul-étre si je ne VÌVBÌB pas selon lui.4' Da moina, une sorte de coiiimunion se rétablit entre eux dans le domarne intellectnel, à propos de l'Essai sur la formatìon du- dogma catholtque doni Christine sotimet chaque chapitre à Mignet. iitXe coeur m'a battu bien fori en Iinani que vons aviez été content de mon introduriion. Je ne sais pina quelqnefois si j'écris bien ou mal et je ne me
i) Lettre fi Thiers, Paris, 27 juin 1841. BibHotèqoe Natlonale. 2) Varese, 16 octobre 1841.
8) Varese. 6 novembre 184L Elle lniasc entendre quo Mignet ponrndt l'aider à défendre les intéreis de Marie. On ne voit guère comment. ) Locate, 21 Février 1842.
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