Rassegna storica del Risorgimento

TRIVULZIO CRISTINA
anno <1971>   pagina <210>
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Yvonne Knibiehler
pcrmets pas de passer plusieurs jours sans lire au moins quelques pages de Bossuet. J'ai fait ina vie de St Leon le Grand et une hìstoire de la question dn Neslorianisme... .Te vondrais n'étre pas d'accord avec vous sur quelqnes unes de vos corrcrtions pour vous, prouver, .en cédant, la foi cntière que j'ai en yonsj>'.,:
La penitente se décide enfin à sortir de son isolement en été 1842. Pendant qu'elle va prendre les eaux à Baden-Baden, elle charge Miguel de lui trouver un logia à la campagne, près de Paris, d'annoncer son retour à ses amis. Mane Jau-Bert, M. Mohi, et surtout de venir PaccueìHir: Maintenant le coeur me bat d'attente et de crainte que la réalité ne la vaiile pas. Ainsi snpposons qae je ne vous trouve pas à Versailles et je croirai commencer une carrière de désap-pointements. Donnez-moi de grace une bornie arrivée, sans mélange, ni nuage. C'est ce que je trouverai si vous y etes. Adieu à la baie. Mille tendresses ,2) Malgré Pémotion de ces retrouvailles il n'esl pas sur que des rapports intimes se soient alors rétablis entre Mignet et la princesse. En tous cas ils cherchent à faire ero-ire le contraire et ils organisent leurs deux existenr.es séparément. La jeune femme décide de partager son temps entre Locate, où elle veut séjourner Phiver pour continuer son oeuvre de bienfaisance, et Paris où elle a Pintention de ne venir que Pété après la fin de la saison mondarne. Ce programme, s'il élail respecté, la separerait presque entièrenient de Mignet: car celui-ci affligé désormais de rhumatismes, va prendre les eaux durant le mois d'aoùi,s) puis séjourne à Àix jusqu'à la fin d'octobre.
En réalité les séjours de Christine à Paris s'allongent bienlòt du fait qu'elle 6e découvre, ici aussi, des devoirs sacrés. D'abord elle fait un nouvel essai de cohabitation avec son époux, pent-étre dans Pespoir d'assurer Pavenir de Marie (cette tentative prend fin le jour où le prince enlève la duchesse de Plaisance et s'en va vivre avec elle definìtivemeni en Italie); ensuite elle trouve Poccasion de manifester son désir d'abnégation et de sacrifice en se dévouanl auprès d'Angustili Thierry in firme, que la inort de sa femme en 1844 a laissé dans un compiei abandon; enfin Pidée lui vient de soutenir à Paris, par la fondation d'un périodique, le nationalisme xnodéré de Gioberti et de Balbo: elle lance dònc et redige en grande partie la Gazzetta Italiana qui devient bienlòt l'Ausonio,??' Sans abandonner Locate (où ses paysans lui font en 1843 un accueil enthousiaste, où elle héberge Victor de Laprade en 1844) elle se procure à Paris nne installa tion definitive: elle achète un terrain au Mont-Parnasse et y fait construire un hotel, flanqué d'un pavilon pour Thierry; elle conserve aussi la maison campa-gnarde de Port-Marly que Mignet lui a trouvée en 1842: elle y séjourne fré-quemment, y recoit beaucoup et c'est là surtout que Mignet vient la voir; il gardera le meilleur souvenir des longnes promenade à pied ou à cheval faites en gronpe à travers la forèt, et dee interminables parties de boules où il défend les mérites de la pétanque contre le lyonnais Laprade. Il reste aux yeux de tonfi Panù préféré.
i) Varese, 6 novembre 1841. Les papiers de j. Mohl à l'Instimi de France (MS 2975 et 2981) permettent de trivre les éiapes de la rédactìon et de la pubUcetipn de Pouvrage.
) 29 jiiin 1842,
) A Canterei* en 1844, A Pougues, près de Nevers en 1845 au Vernei (Pyrénéesr Orientali) en 1846.
*) Pen aprée le retonr de Christine a Paris, parelssent les deux illu>tres ouvrages de Gioberti (U Primato) et de Balbo {Speranze d'Italia), qui ranimenl au coeur des