Rassegna storica del Risorgimento
BORDONE PHILIPPE JOSEPH; GARIBALDINI
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1971
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Ferdinand Boyer
niiliiaire invalide >, un soldat des guerres de la Revolution et de l'Empire assurément; sa mère se nominali Christine Marchisio. Fnrent témoins, pour la déclaration à la mai rie, un rentier de 62 ans: Jacques Joseph Martin, et un tailleur d'habits de 36 ans: Augustin Blanzac, Logés tue des Etucles, les parents de Bordone paraissent avoir éié d'assez petites gens. De quelle ascendance? Ni Bordone ni Marchisio ne soni des noms typiquement corse. f Peut-étre furent-ils iuiro.ilu.its à Avignon, au temps des Fapes, par un Italien à lenr service.
De l'enfance et de l'adoloscence de Bordone, rien n'est eounu. Au deb ut de la Restauration, Avignon fui dominée par des lendances antirévolntionnaires. En avril 1814, Napoléon, se rendant à l'ile d'Elbe, jugea bon de se déguiser lorsqu'il traversa la région. En aoùt 1815, le marèe hai Brune fut assassine en son auberge à Avignon et son corps jeté dans le Rhóne par la fonie. H est pos-sible qua Bordone enfant ait eoncu dès ce moment en sa ville natale un idéal de revanche pour la Liberto.
On sait, par contre, les débuts de carrière de Bordone, gràce à une note que rédigea en 1857 l'Inspecteur General Quoy, chef da Service de Sante de la Marine: Après avoir sui vi les cours de l'Ecole de Médecìne navale à Tòu-lon, il a été nommé chirurgien auxiliaire de 3" classe et embarqué sur la Bonite, puis sor la Toulonnaise. Se trouvant à Brest, il a pris part an concours ouvert dans ce pori, et a été nommé chirurgien entratemi de 3C classe, par or dono ance royale du 23 novembre 1844 et attaché au pori de Brest. 11 y a été suceessive-ment embarqué sur les navires le Pourvoyeur, le Flambeati* YAbondance, le Marsouin, le Pétrel*. Cela fìt faire à Bordone dea voyages loin des cótes de France... En septembre 1842, il signa une délégation de solde à Fort Royal (le Fort de France actuel) en Martinique, où il était venu avec la goélette la Toidonnaise. En décembre 1846, le capitaine de corvette D'Aboville, qui avait con> man de le Flambeau, rédigea la note suivante: Embarqué du ler février 1845 au ler février 1846, M. Bordone apporta du zèle dans les soins qn'il fut appelé à donner. Il a cherché à se rendre utile à Sydney (De Royale) où la penurie de médecins se faisaii sentir. Sa conduite a toujours été bonne *.
Au début de 1846, Bordone fut nommé à Cherbonrg. L'Inspecteur General du Service de Sante le dit alors un sujet de bonne conduite, anime d'une égale émuladon pour l'étude et pour l'accomplissement de ses devoirs , mais lui refusa le congé de trois niois à passer à Brest, que demandali Bordone pour épouser Julie Cécile Plomb, fille d'un capitaine d'infanterie en retraile. Un fila naquit de cette union.
Son mariage et sa paterni Le rendirent peut-ètre plus lourdes à Bordone les obligations de sa carrière... Or le Ministre de la Marine avait ausai la charge des colonies, et, quand Borbone fut promu, en janvicr 1848, chirurgien de: :?? classe du port de Brest, il fut appelé à servir aux colonies: le 29 février, une lettre ntinistérielle l'informa de son nouveau poste à I-Ile Bourbon et à Mayoite;
') NOUB remoncìons M. Paul Rcnucci, professcur h la Fuculté des Lettres de Paris, dee avis quii a bien voulu nous donner. Cet extraft de déclamtion de naìssance à la Maìrìe d'Avignon permei d'ecorter définiUvetnenl; l'aaserUon, maiute foia répétée, qae le vrai nom du personnage était Bourdon, Nous Pavone era nous memo lorsque nons avons établi uno liste dea Guribaldiuns francala en 1860. Cf. F. BOYER, Les voton taires francai* avec Garibaldi en 16*60, dann la Rotaie d'ffistoìre Moderne et Contempo' raffio, Paris, avril-juin 1960.