Rassegna storica del Risorgimento

BORDONE PHILIPPE JOSEPH; GARIBALDINI
anno <1971>   pagina <271>
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e -general Bordone 271
obtinrent un extrait de son cader judiciairc qui porlait trois mentimis: Le 13 mare 1857, le tribunal de La Chàlrc condanniti Bordone à dix francs d'amende pour coups et blessures; le 2 juillet 1859, le mèrae tribunal lui inSigea rimpiante franca d'amende pour détournement d'objels saisis; le 24 juillet 1860, la Cour Imperiale de Paris punii Bordone, pour escroquerie. de deux mois de prison et cinquante francs d'amende. Cela fit dire plus lard à Gustave Paul Cluseret, nutre garibaldien fran<;ais de 1860, dans ses Mémoires, pubi ics en 1882 (tome I. page 19): Quand Bordone partii pour l'Italie, aoi-disant pour aller combattre en faveur de l'indépendance italienne, il fuyait. en réalilé, la justice fran­carne... . '' Est-ce calomnie? La vérité reste à découvrir.
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Que Bordone n'ait pas eu en 1857 des idées politiques avancées, l'Inspec-teur General Quoy l'avait aflirmé. H n'en reste pas moins qu'il ressentit de la sympathie et de l'admiration pour Garibaldi dès 1859, comme il l'a dit dans le premier essai biographiquc-1 qu'il publia en 1871 sur le Chef des Chemises Rouges: J'avais eu la botine fortune de suivre Ics opéraliona des Chasseurs des Alpe3) sona le commandement de Garibaldi en 1859 et de pouvoir appre­nder lous les services qu'il s rèndi reni à l'armée (ranco-italienne... et j'avais subi l'infiuence magnétìque sona laquelle j'ai vu depuis se courber tant de fiertés et d'entéiements... .
Àn printemps de 1860, à l'annonce du débarquement de Garibaldi et dea Mille à Marsala en Sic-ile, Bordone fut un de ceux qu'il qualifia"1' plus tard les plus vaillants défenseurs de la liberté individuelle prèts à rejoindre les Garibaldiens : De ce nombre, écrit-il, était primus in ter pares Pani de flotte, lieutenant de vaisseau démissionnaire, ex-représentani du peuple en 1848... Il m'avait écri i dès qu'il avait appris qu'une expédition se préparait . Les deux hommes, que l'àncienne et commune appartenance à la marine de guerre frangaiae avait peui-ctre rapprochés, allèrent à Gènes, d'où ils partirent vere Palerme sur le Médéah, bateau de la Compagnie Fraissinet de Marseille. Leur arrìvée fut si gn al ce aux gouvernants parisiens par le Gonsul de France à Palerme 5> dans un bulletin dn 12 juillet 1860: Logés à Palermo, Hotel
i) Cluseret semble avoir fail erreur en citant trois condamnafcìons de Bordone stìnsi *. en juillet 18.., 3 mois de prison pour escroquerie, par le Tribunal de la Sei ne; 3 ans de prison, pour le mème dclit, BÙC semaines plus tard, par le Tribunal de Cber-bouxgii et une trbisième condamnation cncourue à Cbarires, (ne scrait-ee pas à La ChStre?).
Il finii dire que, dans ses Mémqires. Cluseret s'en prìt volontiers à certaìns de ses contemporains, en debors de Bordone. Il quali fi a Jules Favre de vingt et une Fois faussaire , Wolfi" (en qui Mazzini avait coniìance) de raouebard , les polonais Milbitz et Dombrowski de * mentcors iorsqiriJs se présentaient cornine ayant combatta pour l'indépendance.
2> J. RONDONE, Garibaldi et TÀrmée des Vosges, Parie, 1871, p. 12.
8) Cela veul il dire tpns Bordone prh paci, dans l'armée de Napoléo-n III, à la guerre dTiolie en 1859? Aucun doctunent darebìives no coKfifrmte cetto bypoibèse.
4) J. BOBDONE, Garibaldi, Paris. 1891, p. 252.
8) Paris. ArcbJves Affaire* Etrnngèrea. Naples. Correspondance poi iti quo des Console, no 7, io 57. of. F. BOVKB, Garibaldi et tea Sicitiens. d'apre leu Consuls de Fran­ca a Viderme et 6 Messine IMai-Aoài ìtiO), dans Li Rassegna storica del Risorgimento, octobre-déeenibre 1952.