Rassegna storica del Risorgimento
BORDONE PHILIPPE JOSEPH; GARIBALDINI
anno
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1971
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pagina
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273
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i.e general Bordone 273
conquéte de la petite ville par les Garibaldiens. Da moina, le general bourbo-nien Bosco résistant dans la eitadelle, Garibaldi put faire niettre en batterìe troia pièces de compagne et qualre obusiers de 12 cm.1) Bosco ayant capitole, Bordone prit possessione au nom de Garibaldi, de ce qne renfermait la cita* dello: Quarante pièces de positioni une grande qnantité de pondre et de projectiles, douze cent fusils et nne grande qnantité de vivres de campagne.
Le 28 juillet, Bordone arriva à Messine dans la voltare de Garibaldi; il regni aussitòt une mission importante dans le secteur du Phare: armer le fortin pour interdire tonte opération aux Napolitains et préparer les moyens nécessaire à un débarquement sur la cote de Calabre. Ce furent dea journéea fort actives où Bordone dirigea les travaux des artilleurs, des soldats du genie, dea terrassiers, des charpenliers et. aussi des marina qui auraient à conduire les bateaux réunis pour le débarquement projeté. Paul de Flotte vint babiter avec lui.
Garibaldi ne dévoilait ses plana à personne, mais, autour de lui, cbacun faisait des pronostics. A insù le 29 juillet, le Commandant Boyer-' relatait ce que De Flotte lui avait dit du General: Maintenant, la ville de Messine étant en son pouvoir, et la eitadelle senle de cette ville étant aux Napolitains, peut-.Stre youdra-t-il s'en emparer avant de passer ontre. et, dans ce bui, à ce que m'a dit De Flotte, il emploierait des bombes folminantes (système Orsini), suspendues à de petits ballons gonflés d'hydrogène, lesqnels, lancés par une brìse régnlière, laisseraient tomber leurs bombes, après quelques essais, précisément à Fendroìt voulu, au moyen de fnsées graduées détachant les bombes de leur point de suspensiou, après un intervalle de temps proportionné à la longueur donnée aux f usées... . De Flotte ne dit pas qui avait inventò ce procède de bombardement, mais comment n*y pas reconnaitre ce que Bordone avait propose à Napoléon DU contro Sebastopol?
Un grave incident se produiait le 7 aoùt entre Garibaldi et ses officiers frangala; le Commandant Boyer l'ignora, mais Bordone l'a décrit en détail. Le Chef des Mille voulut une opération de diversion sur la cote calabraise vers Aspromonte; De Flotte eut un groupe d'embarcations à commander, mais, parti en retard, sana liaison avec Rossi, qui avait à diriger tonte l'expédition, il erra dans la nuit devant le rivage calabrais sans pouvoir rìen tenter... Garibaldi, écoutant les médiaancea d'un sicilien de son entourage, eut, pour De Flotte, une au.inule et des mots blessants... Bordone ne put le supporter et déclara au General qu'à partir de cet instant, De Flotte, moi et tous les Francois présents au Pbare, nous allions quitter la Sicile... . De Flotte, maitrisant mieux ses nerfs, decida de rester... Bordone l'imita et, le 12 aofit, il partii avec le General sur le Washingtonst> vers la Sardaigne, avec l'espoir d*y trouver des bateaux
i) Paris. Ardi. Nat. Marine B B 4 No 784: rapport du Commandant Boyer à l'Amiral de Tinnn, 23 juillet 1860. Garibaldi et ses officiers manqaant de vivree. Bordone dit (Op. cit. 1891, p. 278) avorr obtenu de Boyer un sac de biscnits, un peu de jambon et quelques boutetllea de vin qui formèrent le menu de déjenner de l'étal-major.
2) Paris. Ardi. Nat, Ibi doni, fo. 82.
3) Boulard, Consul de Prence à Messine, écrivit le 1 aoùt à Thouvenel, ministre dea Affaires Etrangèrea, que < Garibaldi était parti avec quelques officiers de noiuìancc, doni, au premier rang, un Francai* M. Bordone, ex-officier de la Marine Imperiale, bomme d'une bante capaci té, aurtout tonane ingénieur, et, d'opinione poiitiques mode-
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