Rassegna storica del Risorgimento

BORDONE PHILIPPE JOSEPH; GARIBALDINI
anno <1971>   pagina <274>
immagine non disponibile

274
Ferdinand Bover
chargés de nouveaux volontaires. Celie espérance fut dèc.ue, mali, à la prióre de son entourage, Garibaldi consentii à une escale de quclques heures à Caprera* et Bordone en décrivìt le aite et la maison dans son ouvrage de 1891 (pp. 303-305). 11 fit nutre chose, que publia le Monde Illustre dn ler septembre 1860, page 137: une vue intitulée l* Hàbitation de Garibaldi à Caprera, aVapres un croquis de son chef d'état major, le Colone! Bordone.
Le 18 aoùt, Garibaldi decida de passer en Calabre et en avisa Bordone; eelni-ci, n'ayant reu ancune nouveUe dans les irois jonrs qui suivirent. partii à son tour avec dea vétements de coutil prStés par le journaliste Durand Brager et un passeport donne par le Consul de France à Messine; il débarqua clandesti nement à Reggio de Calabre dans la nuii du 22 au 23 aoùt. Là, avec Faide du comité progaribaldien, il fit dresser quelques barricades qui furent très utiles lorsque les iroupes napolitaines, pressées par les Chemises Rouges, se replièrent sur la ville... Les soldats du Roi des Deux Siciles capitulèrent, et, dans la journée, Bordone fit préparer les deux batterica de campagne 21 enlevées aux Napolitains. Dans la eitadelle de Reggio, il recut la visite du Commandant Boyer et de Durand Brager: Je leur domini, dit-il, rendez-vous a Naples... . Mais, avant de partir vers le nord, Bordone eut la douleur d'apprendre la mort de Paul de Flotte, tue dans un combat à Solano en Calabre le 22 aoùt
Le lieutenant-colonel Bordone conserva auprès de Garibaldi, dans la suite des opérations, ses fonctions de direeleur des matériels d'artillerie. Le 30 aoùt, après la capitulation des Napolitains à Soveria, il prit en charge deux autres batteries de campagne de 6. Lorsque Garibaldi eut iait son entrée à Naples le 7 septembre 1860 et établi son quartier general à Caserte le 19, il determina les points où il vonlait elevar des travaux de défense et, écrit Bordone, je restai à Sant'Angelo pour les faire exécuter .3) Un journal de Paris, La Presse, publia dans son numero du 29 septembre une dépeebe, envoyée de Caserte le 25, où. il était parie de notre compatriote le colonel Bordone, qui allait inspecter les batteries de Santa Maria et celle que, sous sa direction, on a plàcée à Mont Sant'Angelo. Quoique le colonel Bordone fasse des tours de force inouis. le manque d'artillerie se fait sentir dans l'année... .
Pendant la bataille du Voltnrne, déclenchée le ler octobre par les Napoli­tains, Bordone fut d'abord un officier de liaison pour Garibaldi, puis le rempla* gant du general Milbitz, blessé. Dès le lendemain, pour investir Capone, il fit mettre en place de nouvellès batteries. Le 10 octobre, à buit heures du soir, il
i) Le Monde Illustre avait envoyé en Sicilie, comme correspondant et d essi na leu r, Durand Brager, que Bordone avait conno en Crimée. Dans un article, date de Messine, 17 aoùt 1860, ce journaliste annonca: Le Colonel Bordone, side de camp du general Garibaldi, qui dessine fori hi cu et qui est un de mes amie, m'a promis de vous envoyer éhaque Remarne un cotirrier . En fait, le Monde Illustre ne publia de Bordone que la Vite de Caprera.
2) Bordone iop. ciu. p. 321) regni e deux batteries de compagne de 6, mille sopì cent fiihils, et Fnrmomeiu da fori: hu.il pièce de bronzo è la Paixhans, tròia mordere de bronzo et dix pièces de position de 36.
a) Bordone (op. ciL, p. 374) donna le détnil de cos positróne. Dans le moine ouvrage (pp. 365-366), il espilane pourquoi il déconeeilla A Garibaldi de donner a Ale­xandre Dumas la direction dea foni!les de Pompei et des musées de Naples, cf. F. BOYER, Alexandre Dumas à Naples avec Garibaldi en 26*60, dans la Revue des Etudes Ituliennes, Paris, Or*.-Déc, I960. Nons avous consacci plusieurs urticles aux rapporta de Dumas et de Garibaldi en 1860.