Rassegna storica del Risorgimento
BORDONE PHILIPPE JOSEPH; GARIBALDINI
anno
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1971
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pagina
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275
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he general Bordone .
fut averti du désir qu'avait Garibaldi de passer le Voltarne avec quclques iroupes le lendemain raalin. NOUB navions pas de matèrie! de ponte, écrit Bordone. Il n'en existaii pas dans lee arsenaux à Naples et les Napolitains avaiem faìt rentrer à Capoue tontes les barques qui, se tcouvaienl le long du fleuve, ainsi que le matèrie! de leur école de ponls, située à peu de dislance de la villa San Jono; mais il y avait des arbres au bord de la route et, le tende-main matin, à cinq beures, un pont de cent cinquante mètres de longueur. fait avec des chevaiets et un lablier improvisès, permit à une panie des volontaires de passer sur la rive droite du Volturne . Ce hit le dernier exploit à l'aedi de Bordone et des soldals qu'il commandait... Il put encore no ter avec satisfae-fcion que, le 28 octobre. le Boi Victor Emmanuel II franchit le Volturne sur les ponts établis par les Garibàldiens et que les canons des Piémontais furenti placés dans les ouvrages préparés par les Chemises Rouges...
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Le 2 novembre, Capoue cupi tuia. Là finii, écrit Bordone, la campagne de l'armée meridionale qui ne pril aucune part au siège de Gaete . Garibaldi quitta Naples le 9 novembre pour Caprera; Bordone ne l'accompagna pas, mais le Conrmandant Boyer écrivit de Naples le 15 décembre 1860: M. Bordone dit qu'il va partir à la fin da mois pour aller avec Garibaldi à Turin en vue des élections au su jet desquelles Garibaldi mettra son inflnence en opposition avec celle de M. de Cavour.
Dans les dernières pages consacrées à l'année 1860 dans son ouvrage de 1891 Bordone a vivement crìtiqué les décisions prises par les Piémontais à l'égard des Garibàldiens. (Test ainsi qu'il écrit: On envoya leurs démissions à tous les officiers de nationalité étrangère en leur allouant six mois de solde de leur grade . H fut de ceux-là assurément, mais il eut encore le temps de rendre service à ses anciens compagnons de combat: On versa, dit-il, dans les régiments d'infanterie, les officiers des armes spéciales qui déclarcrent ne pas se soumettre à des examens spéciaux. J'èus la satisfaction de voir tous les officiers du Genie sona mes ordres accepter celie condition et j'organisai immédiatement des cours pour leur {aire revoir tout le prò granirne des étndes et des examens de l'Ecole du Genie régulier, HS furenl tous confirmés dans le grade qu'ilB avaient-occupé à l'armée meridionale . Il accompagna ses officiers à Casale où se trouvait l'Ecole Speciale du Genie en Piémont,
Ayant alors appris que, contrairement à la promesse écrite faite par Victor Emmanuel H, les officiers piémontais de l'armée régulière qui avaient rejoint Garibaldi en Sicile se voyaient appelés en jugement, Bordone protesta, et voici, d'après lui. ce qui lui advint: Je tue confluii arac arrets à la citadelle de Bar, sana qu'il m'ait jamais été possible d'obtenir du Ministre de la Guerre qu'on me fit connaitre les motifs de cet acte arbiiraire. L'avocat fiscal de la place d'Alexandrie.. m'écrivit. que j'avais été envoyé au fori de Bar pour manquements graves en frtit d'udmimstrtttion et me déclara que c'était là une monstrueuse calomnie qui ne pouvaii 6tre que le resultai d'une infame délation. Il n'y eut, naturellement, ni mstruciion. ni procès, ni réponse du Ministre, et je sortis du fori de Bar, dìx joure oprès, sana explications, comme j'y étais entré sana motifs avouablcs .
Il semble que Bordone demetira quelque temps dans l'entourage de Cari-baldi, qui, èia dépaté par les Napolitains, rcvint de Caprera et rési da à Naples,