Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI ROMANIA 1870-1871; QUESTIONE ROMANA; ROMANIA OPINIONE
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1971
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378 !h Stefan Delureanu 1[
la baiatile de Solferino. Altère comme Sufarin, Sonferin, Solilorin dans les diverses varianlcs, le nom de l'endroit de la célèbre balaillc du 24 juin 1859 est ideatine par le poète-paysan- soldat avec un endroit ctrangcr, un lieu festés en épisodes révelatcurs sur la terre de France où des nombreux Ron-du cnagrin. L'écho de cette bataille dans la balladc populaire roumaine a été depuis longtemps l'objet de l'application de la delicate attcntion de Mario Ruffini. 1
Une forme de la sympathie pour l'Italie doit ótre considéré aussi le désir de tant de Roumains d'obtenir une image pbotographique de la Colonne Trajane, ainsi comme témoignait de l'amitié l'accueil fait en 1855 à certains fila de l'Italie qui naviguaient sur un navire piémontais ou la lumière généreusement répandue par des villes roumaines en 1871. Panni celles-ci Iai corame il résulte de la dcpèche envoyée par ile maire de la municipalité au rei Victor Emmanuel li a célèbre avee enthousiasme le jour où l'immortelle Rome ... est devenue la capitale d'Italie .
Des sentiments de fraterni té entre Italiens et Roumains se sont mani-festés en épisodes révelateurs sur la terre de France où des nombreux Roumains étaient venus à défendre aux cotés des garibaldiens la république née au méme mois avec l'Italie renouvelée par Rome. Dans une lettre dalée Tours, ile 23 septembre 1870, le capitarne Titus Dunca, volontaire de la République Francaise, relate que dans son bataillon se trouvaient 140 Italiens qui, pendant un combat, ont crié avec lui: Vive la République! Vive la Roumanie! Un autre preux, Victor Stoica, en racontant un épisode de la bataille de Dijon où il s"est distingue auprès du commandant garibaldien Perla, écrivait que gravement blessé celui-ci l'avait cbargé d'un mes-sage à sa famille. Blessé lui mème dans la bataille, il terminait sa lettre: Le lendemain ... je recevais le décret de lieutenanl et Ricciolti Garibaldi me fit le grand honneur de me présenter à son illustre pere, Giuseppe Garibaldi .
Parce que le signe laissé à évoquer au monde la synthèse initiée il y a dcux mille ans dans l'espace carpatho-danubien c'est la Colonne Trajane, le peuple roumain devait rendre hommage au monuraenl-princeps de la grandeur des ancètres. Impressionante expression de la nature parliculière du lien des Roumains avec Rome et l'Italie, demeure en ce sens la festìvité du 12 octobre 1899 au Forum Trajani lorsque une delegation roumaine confluite par le prèsi tieni de la Ligue pour l'unite culi uro Ile des Roumains, le professcur V. A. Urechia, a depose une couronne d'airain à la Colonne. Emoiivant épisode qui exprime combien était fort parrai les Roumains le sens de la latinitc, le pieux pélérinage entrepris ces jours-là aux vestiges
*) v. MAHIO RUFFINI, Le battaglie di Solferino o Costosa 1866, nel anni popolari romeni, Milano, s. à., p. 27.