Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno
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1971
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pagina
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532
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UNE POLEMIQUE DE LA PRESSE PARISIENNE Él COURS DE L'ANNEE 1856: LA QUESTION ROMAINE
L'Eglise, Lout le monde le sail, n'est ni la république, ni la monarchie, ni le regime représentatif, ni le regime du bon plaisir; elle est l'Eglise, c'est à dire le gouvernemenl des àmes par Dien lui-méme visiblement présente.
Léopold de Gaillard.
Ces mote, extraits d'un urticle publié par le Correspondanl-) monlrent assez les difficultés que pouvail présenter la question romaine dans le cadre des pro-blemes à résoudre en Italie et tels que le Prèsident du Couseil piémontais, Cavour, avait tenté de les soumettre à l'attention des plénipotentiaires assemblés en congrès à Paris pour résoudre la question d'Orient et mettre un terme à la guerre de Crimée qu'elle avait déclenchée.
L'opinion publique parisienne, par la voix de ses journalistes et chroni-queurs, est sensible, en 1856 (et ce n'est du reste pas là un sentiment nouveau) au fait que les Etats Romains ne soni pas une puissance panni d'antres, et cornine les autres, au sein de la Péninsule italienne; leur son interesse des millions d'hommes pour qui le Pape est avant toni le Souverain Pontife, c'est à dire le chef de la Religion Catholique. La question, de ce fait, dépasse le cadre d'un Etat somme tonte secondaire, pour revetir un caractère universe!. Mais le Pape, comme le rappelle Leon dans le Siede,-) est aussi celui qui couronne les sou-verains et ceux-ei se soni efforcés d'atlirer le Saint-Siège dans leur orbite propre, de le garder, avec le Pape, sous leur protection ou leur dominaiàon, ce qui explique les fortunes diverses qu'il a traversées et les luttes dont il a été l'objet: aujourd* bui il (le pape) se débat contre les Hohenstaufen, demain contre les Siciliens, une autre fois contre FAutriche, une autre iois contre l'Espagne, une autre fois contre la France... Rarement il se décide à n'étre qu'Italien et encore c'est dans ce cas qu'il court les plus grands dangers .2) C'est en se platani dans
*) Coir., décembre 1855, LÉOPOLD DB GAILLARD, Le Dante et Lamemiais. Le Corre-spondant était un perìodi que mensile], ergane des catholiqo.es liberarne et dirige par Charles de Montaiembert et Frédérìc de Falloux ; les préoccuparions de ses rédacteurs étaient d'ordre politique, philosophique et religieux. Son opposition marquée à la politique imperiale lai valut un nvertissemenl en 1856. Il était le défenseur rèsola du pouvoir tempore! du Pape.
2) 5., 28 mare, in L'Italie fili). Le Siede était alorg le plus importuni des journaox frajir;aic par le tira gè, égalant sur ce point l'ensemble des feuilles uu scrvicc du gouver-nement et bien supérìeiir, ù ce titre anssi, à tona les journaux catholiques réanis ainsi qu'ù tous les journaux de tendance orléaniste. II se disait volontiers démocratiqae, défendnnt la cause de la liberto, de regalile et de la souveraincté nationale: de ce der-nier point de vue il aliait servir les desseins du gouvernemenl frangalo en Italie. Mais en realità ses idéet révolutionnnires ou < démocratiques étaient plutòt de sur* face; a coup sor les rédactears de ce journal étaient, en revanche, anticléricaux, notam-meiU, on directeur, L. I Invili, ancien mentbre de la Gauche dynastique, son éditorialiste surioui, E. de la Bedollière, dont la verve et l'ironie retenaient l'attentlon des lectcurs, et Leon Plée, dont on va lire cbdessu les extraits d'un nrlittle.