Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
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1856: La question romaine
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-elle perspeciive, sana doule, que Ch. de Mazade fall ohserver, dans sa chroni-quo, à propos du récent concordai concili en 1855 enire l'Aulriche et Rome, que le concordai peul avoir d'étrangcs conséquences et créer au saint-siège la siluation la plus difficile, soit qae des conflits surviennent, soit que l'union da pape et de l'emperenr se maini ienne par des sacrifices mutuels. Et il demande: Le saint-siège poursuivra-t-il jusqu'au boni les avantages qui lui ont été concèdè sana entrer dans les vues des maitres de la Lombardie?... Si le 6aini-siège au contraire reste en intime accord avec l'Aulriche, et lui prete méme involon-tairetnent le secours de l'influence religieuse, alors, c'est une quesiion bien aulrerneni sèrieuse qui s'élève >. Mazade rappelle ici que le pape, tout en étant le chef de l'Eglise universelle, est aussi un souverain italien. Tout ce qu'il trouvera de force et d'appui auprès de la domiuaiion imperiale, il risque de le perdre aux yeux des peuples de la péninsule et des autres élats italiens, qui se sentironi menacés par celte alliance de l'empire et de la papauté. Ainsi ce concordai, dont on ne sait de quel bénéfice il sera pour la religion, risque de jeter de nouveaux ferments dans celle Italie, déjà si bouleversée , il peut donner des argumenis aux révolulionnaires, ouvrir une issue par où peut passer M. Mazzini .J)
Àu sein d'une Italie dont lout le monde s'accorde à reconnaìtre, à cette date, qu'elle est agilée de mouvements divers, le plus souvent de sens contraires, quelles soluiious peut-on envisager concernant la quesiion romaine qui est, à coup sur, un élément dominant de la question italienne. La presse parisienne, pour sa pari, en envisage troia, outre le statu quo auquel les organes catholiques restent fidèlement attacbés comme on le verrà; ce soni la neutralisaiion de Rome , puis la solution sarde qui suppose la séparation et la sécularisation des légations , au moins dans un premier temps, ou enfin l'évacuation des Etats romains par les troupes étrangères . Cesi là ce qu'étudient d'abord les jonrnalistes parisiens jusqu'au moment où ils apprennent qu'on a peut-ètre parie de l'Italie au Congrès de Paris, et par conséquent de Rome, ce qui ne laisse pas de provoquer l'indignation des uns et la satisfaction des autres. En-suite certains d'entre eux s'interrogent sur la nature méme de l'Etat romain (état conservateur?) et sur l'oeuvre déjà accomplie par le Pape Pie IX, lorsqu'on fait état de représentations que la France et l'Aulriche auraient, d'un commun accord, adressées au Souverain Poniife à propos de réformes qu'il conviendrait d'apporter à l'administralion de ses Etats; la polémique sur ce point est des plus vives tandis qu'une lettre pastorale de l'évéque d'Arras, décrivant en termes idylliques la sitnation de la Ville Eternelle, vient relancer, si besoin était, la discussion. Nona arrivons au moia de juin 1856 et la question romaine n'apparait plus alors comme une des préoccupations majeures de la presse parisienne; nona verrons pourquoi.
Mais tout d'abord examinons les Solutions que proposent les jonrnalistes et cbroniqueurs parisiens à ce qu'il est convena d'appeler la Question romaine.
i) RJ)Mn 29 février 1856. La Revue des Deux-Mondes, pétiodique bimensuel, orléaniete, est caractérisée par sa haute tenue intellecluelle; chaque quinzuine, dans a chronique polìtici ne, Ch. de Mazade fait le point de la situati on européenne avec une clairvoyance el un realismo qui n'excluent pas la moderation, notanunont en ce qui concerne l'orientati on poli lume du Piémont dans la péninsule, et à l'égard de l'Amache.
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