Rassegna storica del Risorgimento

GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno <1971>   pagina <534>
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534 Philippe Cui
Une solution: la neutralisation de Rome,
Devant une telle siluaiion. que propose le Siede? U fauiiraiu selon Leon Plée, dégagcr le Pape de l'emprise des Puissances européennes et, pour cela, la neutralisation lui parati la solution la plus judicieuse; * qùelles raisons sé* rieuses s'opposcraient à la neuiralisntiun de Rome, ù flon éreetion en ville neutre et libre? Celle neutralisation ne serait-elle pas profondément avantageuse pour la papauté, qui verrai t da nènie coup assurer son indépendance? - " Pour l'Italie également, ce sera il un avantage appréciable car il lui éviterait bien des orages, l'Europe serait de livrèe de Fon de ses plus eontinuels embarras; enfiti le catholicisme ne serait plus outragé sans cesse dans sa ntajesté et dans l'inviolabiliié pontificale. Mais il y a une objeclion: L'on nous dit que le pouvoir teniporci des papes s'acc.ommoderait peu de la neutralisation de Rome . Pour le Siede cette objeclion est sans va le tir: Nous sommes de ceux qui croieni que le pouvoir temporel des papes a été la cause de presque tous les malheurs de PEglise . Il cboisii pour exemple la siluaiion {aite aux évèques et archevèques franc,ais qui ne soni plus des princes lemporels . Ils ont plulót gagné en sécurité, en indépendance. en considération, à étre degagé des que­reli es mondaines. Renfermcs dans le tempie, ils y dominent avee d'autani plus de majesté que cette majesté ne peni rien soufirir des atteintes du debors. D en serait de nième du premier d'entre eux, de l'évèque de Rome, si souvcnt outragé à l'occasion de sa puissance matérielle insuffisante à le protéger . Àu reste, on peut faire une expérience: qu'on laisse, au départ des troupes étrangères qui occuperà actuellement les Etals de l'Eglise, le pape continuer à gouverner tem-porellement enlouré des garanlies constitutionnelles les plus sérieuses; s'il n'y réussit pas, les pulssantes prépondéranles en Europe pourront alors songer à la solution proposée par le Siede.'*) L'Assemblée Natwnale ne semble pas goùter les conseils du journal démocratique: C'a été de tout temps la prétention des révolutionnaires de vouloir mieux connailre les intérèts du catholicisme et de la papauté que le catholicisme et la papauté eux-mémes, et de vouloir imposer au catholicisme et à la papauté leurs idées sur ce point. Etrange prétention chez les liberami! remarque Alex, de Saint-Albin, étrange base pour une de ces grandes et larges conslitutions libérales qu'on veut établir à Rome, malgré Rome, malgré le Souverain Pontife, malgré la cbrétienté tonte entière .:,) Mais Leon Plée n'en pense pas moins que la conclusion, à laquelle il est arrivé, est celle de l'hisioire, celle des faits eux-mémes: c'est le cri éternel du peuple romain à travers le temps . En 1845 encore, les auteurs du manifeste de Rimini ne disaicnt-ils pas: nous voulons que les puissances se demandenl si, au mo­ment où le monde se renouvelle par la science et l'industrie, un peuple place entrc dea Etats qui marchent au progrès d'un pas plus ou moins rapide doit
1) S 28 mare, in L'Italie (MI).
*) S 28 man.
8) Ans. Nat 29 mars. L'Assemblée Nationale, comma L'Union, est uno feuille léghi miste et cutholiquc, assez sympli silique ou catholicisnie liberal; IVI ss. Nat. est remarquable par sa Rovuc des Jniiriuuix que tieni Alex de Saint-Ai hi u et qui est fori bien compose** ; elle 'attaché ìi dcnoncer Pinfluoncc, nefaste n ses yottx, de l'Angleterre (protestante) sur le rimimeli! et spécialetnent en Italie, ce qui est senrible sous la piume de sea principini x rédacteura A. Letellier et A. Pellier.