Rassegna storica del Risorgimento

GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno <1971>   pagina <535>
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1856: La question romaine H 535
rester parqué romme un vii Lroupeau dans les claics gothiques de ce pouvoir arriéré de dix siècles ? l) Il cile également Péerivaìn Mary-Lafont qui publiait en 1852 un ouvrage sur Rome moderne. On ne peul servir à la foie le Christ et Mammon écrivait-il, étre à la fois Cesar et le vicaire de Dieu. A cbaque page de l'histoire de Rome, nous avons vu éclater en insurrections, en combats, en crises violente les effets de cotte duali té funeste. Par Pexpérience éclairée, il est temps que la papauté y renonce. Ce qu'elle perora n'est rien auprès de ce qu elle doit reconquérìr. En laissanl Rome se gouverner elle-méme sans la prò-tection des puissances européennes, -' les papes se retrouveraient placés au som* met de la chrétienté . Et cet auteur ajoutait que le jour où le manteau pon­tificai ne couvriraii plus un seni su jet, on verrà it venir s'abriter sous ses plis cent millions de fils égarés . ') Pour que Rome puisse se gouverner elle-mème sans la protection des puissances européennes il importe donc, écrit Havin, que celles d'enire ees puissances qui ont des troupes dans les Etats Romains les rappellent au plus vite. En attendant que la question de l'indépendance ilalienne... alt regu la solution que nous appelons de tous nos voeux, il faut que Pétranger quitte ces contrées qui n'oni que irop souvent été foulées par les conquérants .4' C'est de la France et de PAutriche quii s'agì t. La Franco le veut et le peut sans danger pour sa politique; PAutriche devra suivre son exemple . Qu'adviendra-t-il du pouvoir temporel du pape si les soldats de la France et de PAutriche le laissent seul en face de populations hostiles? Nous croyons qu'on exagère beaucoup cette hostilité , note le directeur du Siècle. Ce qui ne Pavait nullement empèché d'écrire le 2 mars: ... l'administration clericale ne se fait pas d'illusions... elle connaìt tonte la baine des populations contre elle .r,) Mais le 23 mars il croit que si le Pape veut donner des garanties aux peuples soumis à sa loi, que s'il veut imi ter l'exemple du Piémont et gou­verner dans un sens liberal, il retrouvera les sympathies qui Pavaient accueilli lorsqu il monta sur le trdne pontificai . ) Yoilà une réflexion qui lui vaut une répartie sarcastique d'Alex de Saint-Albin. Imaginez quelque chose de plus plaisant que de dire au Saint-Siège: Nous allons retirer nos soldats qui vous défendent contre la demagogie, vous ferez a Rome les memes lois qui viennent d'attirer vos foudres sur Turin et tout finirà par un baiser Lamourette. Le Siècle abuse du droit d'étre plaisant . 7> Mais le méme jour et dans le méme journal, Am. Pellier fait état, à la suite de journaux étrangers, de Pintention qu'auraient les membres du Congrès de s'occuper des questions relatives à ritalie: Poccu-pation d'une partie dea Etats Pontificarne par les troupes francaises et par les troupes autrichiennes deviendrait Pobjet de leur examen .8) On ne parie pas encore d'évacualion.
i) Sn 14 avrfl.
" Ceti Leon Plée qui souligne.
a) 5.t 24 avril. L'ouvrnge cité parot n Paris chez Furile édileur
*) S., 23 man.
8) L. HAVIK, Sn 2 mars.
0) S., 23 man.
T) AMS. Nat* 24 man.
8) Ibidem,