Rassegna storica del Risorgimento

GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno <1971>   pagina <537>
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1856: La qupstion romaine
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et que la conférence qui y met fin pourrait consacrer le démembrement da pa* trimoine da Saint-Siège. Pour Ies hommes (l'Eia! de la Sardaigne le Pape n'a pas besoin da pouvoir temporel pour asseoir et appoyer son autorìté comme chef de l'Eglise... Il nons est impossible, écrit Letellier, d'oublier qae depuis dix siècles, tous les goavernements, tous les sonverains, tous les hommes poli* tiques de l'Europe, à bien pea d'exceptions près, ont pensé le contraire. Quelle est donc l'opinion da journal légitimiste sor ce problème? Pour notre part, nons croyons toujours qae dans l'intérét non pas da Pape mais de l'Eglise et de tous les pays qui prof esseri t la communion catholique, le Souverain Pontife doit conserver inlacts les Etats de l'Eglise. Nous ne comprenons pas l'Eglise avec un chef qae sa position condamnerait à étre à la merci dea caprices dea Etats méme catholiques . Pour assorer à son gonvernement son indépendance, il faut qae le Pape soit le souverain temporel de Rome; il lai faat un Etat et des territoires libres de tonte sujétion. Il est impossible d'ailleurs que ces vérités soient méconnues en France . Il rappelle alors qae l'expédition de Rome, qui avait pour but de rétablir le pouvoir pontificai, compie panni les titres da Gonvernement actael .*)
C'est une idée voisine qae développe le directear de la Gazette de France.2) Le catbolicisrae considère comme essentiel à son établissement qne son chef ait une situation politique indépendante de tous les goavernements de la terre. D. n'est pas de catholiqne, quel qae soit le liea oà il exerce le droit de cité, qui ne crut sa liberté de conscience en perii, si le chef spiritnel de sa reKgion n'élaii pas dans les conditions d'une indépendance absolue à l'égard des pois* sances particulières . Sujet d'un roi quelconque, ses décisions seraient livrées à la pression da gonvernement civil: et en cas de conflit avec d'autres Etats, ce méme gonvernement serait tenté d'exiger da Pape qu'il joignit son épée spi-rituelie au glaive temporel qui serait tire ; enfin, il en résolterait bien des désordres dans la monarchie de l'Eglise da moment où celai qui parie an nom de Jésns-Christ serait dans la dépendance d'un prince séculier, quelque bien dispose que fòt ce prince à l'égard de la religi on . Cette souverain et é da Pape est de plus considérée comme constitutìve de l'Europe, mais l'existeace de l'Eglise n'en dépend pas ponr autant; un Pape détaché des rìchesses temporelles de l'Eglise, et circnlant a pied à travers la chrétienté serait sans donte plus grand et le monde entier se proternerait devant lui. Àussi ce n'est pas pour la papauté, encore moina pour la religion, que nous désirons la conservation de la soaveraineté temporelle pour le chef auguste da catholicisme; c'est pour notre sécurité à nons, sujets de cette monarchie religieuse. C'est pour la stabi­lite des Etats poli tiques, pour le maintien et le développement de cette sta­bilite oà Pautorité chrétienne est tempérée da bien-ètre... . 3>
S. de Sacy, le rédacteur en chef dn Journal des Débats, fait le point de la questura le 26 Avril, avant la publication des protocoles relatant les travaux da Congrès de Paris, e Les droits da Pape, en tant que souverain temporel, la con* siitutìon politique, PorganÌBalion civile des Etats du Pape sont esseniieUement
1) Att. Nat., 11 avril.
2) La Gazette de France, fondée en 1631, était le plus ancien journal francalB. Organo léghi miste, elle défandaft avec vignenr Ica pardoalarìsmes locaox, ce ani est sensible dans les articles qu'elle consacrait n lltalie et qui. tous, sont signés do aon rédactenr en chef H. do Loordoueix.
8) G.F* 16 avril.