Rassegna storica del Risorgimento

GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno <1971>   pagina <538>
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Philippe Cut
Hés à la question italiennc el en formeni pour ainsi dire le noeuil. Pour ceux qui sont eonvaincus que le pouvoir spirituel da Pape serait menacé dans aon iinlépcndanre et dana sa dignità si l'on portait la moindre atteinte à son pouvoir temporel, l'inlérél politique de la question italicnne se coniplique d'un intèrét religieux... Beaucoup de fatimiiques confondent le pouvoir tempore! et le pou­voir spirituel du Pape, et ne coneoivent pas qu'on les distingue l'un de l'auire, et qu'on veuille les séparer.1' Ainsi jiense la Cour de Vienne, mais tei n'est pas Pavia de la Sardaigne qui, cornine la France, ... admet avec toutes lenrs conséquences la liberto de conscience et la liberto des cultes . Cesi pourquoi les représentants du Piémont n'ont pas craint de préconuer la création d'un Etal séparé de Rome dont le gouvernement sécularisé et indépendant resterait en rapport avec le Pape, et sous son autoritè, pour les questions diplomatiques et religieuses. Cet Etal pourrait étre gouverné par un vicaire pontificai la'ique nommé par le Pape , pour dix ans par exemple; il nominerai! ses ministres, aurait mi Conseil d'Etal compose à son gre; un conseil general examinerait chaque année et voterait le budget auquel la ptincipauté apostoliqne conconrrait pour sa pari; une armée indigène serait enfin constituée pour la protéger. Tel serait le projet piémontais, brièvemeni résumé, et que rapporto le Journal des Débats.2)
Dix jours plus tòt, H. de Lourdoueix, dans la Gazette de France, estimai! que le pian de réforme propose pour les Etats du Saint-Siège détruirait entiè-rement cette indépendance temporelle du Pape, que nous considérons comme essentielle au gouvernement spirituel . En remettanl tous les pouvoirs, polit ique, administratif, législatif, financier, niilitaire. bref toute l'autorilé temporelle, le pape se serait donne un roi pour dix ans, sans avoir méme aucun moyen de reprendre après ce terme le pouvoir concedè par lui. C'est donc là un de ces expédients qui nèxpèdient pas .3) Reprenant ce problème le 27 Avril, il ajoute: la sécularisation des Etats du Pape par l'autorité consumante du Congrès, rappelle trop la sécularisation des Etats catboliques par les princes alleniands, qui se faisaient protestante pour s'approprier les biens de l'Eglise. Ce mot sécu­larisation. qui tient tanl de place dans les actes du congrès de Westphalie, est trop synonyme de spolUttion pour étre conserve dans les traditions de la diplo-matie . *' Ce projet, dont YOpinione de Turin disait qu'il répondait aux interi-tions de Napoléon III, serait un ade d'hostilité à l'égard du Souverain Pontife, remarque de son coté VAssemblée Nutionule: cette manifestation hostile de la France envers le Saint-Siège n'est et ne peut étre que le mauvais réve d'esprits nourris dans les idées el les espérances révolutionnaires. Mais il ne suffit pas que cet assentiment de la France au projet dont il est question soit impossible, il imporle qu'on le sache . "'
Il a'en est pas moins évident que l'Etat Pontificai a besoin des réformes iniérieures profondes, et que la présence de troupes étrangères y crée une situa lion anormale. Or nous venons de voir comment le projet sarde a été accueilli.
En matière de réformes, H. de Lourdoueix n'cn voit qu'une possible: ce
>) JJK 26 uvril.
3) Ibidem
3) GJfH 17 avrfl.
*) G.F 27 avril.
*) Au. Nat., 17 avril.