Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
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1856: La question ramai ne.
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seraii celle qui nuitrait de la derisimi spontanee du saint-pèrc et qui le porterait à composer, sons son autor ite, un gouvernement et une administration exelusi-vement lai'que, dirigés par des ministre* sèri elisemeli i rcsponsables. appuyés sur un conseil èia par la nalion. Nous croyons que nioins le pape gouvernera tempo-rellemenl. plus il sera fori. L'essai d'une pareillc ré forme pourrait ètre tenté sans aueun ineonvénienl pendant que nos régiments soni eneore k Rome. Nous ne doutons pas. quant à nona, du succès de eette, réforme, si le pape n'était pas contrarie dans les mouvemenls de son coeur cornine il le fui, il y a quelques années, à l'approche des événements de force majeure qui allaient fondre sor l'Italie . Cesi évi tieni m ent à la revolution de 1848 que songe le direct eur de la Gazette de Francesi
Dans YAssemblée Nationate, A. Letellier eonsidère le travail de redres-sement qu'a entrepris le Pape depuis son retour à Rome. Cette taehe, après six ans n'est pas eneore aceomplie, et il semble méme qu'elle soit au-dessus des forces et des ressonrces doni dispose le Gouvernement Pontificai. Est-ce une raison pour l'abandonner et livrer la Papauté aux ennemis de l'Eglisc?... il ne suffit pas d'avoir rendu au Souverain Pontife, sa capitale, ses provinces; ...il fant eneore peut-ètre Paider à sortir des embarras au milieu desquels son gouvernenient peut se trouver place . On lui a donne une armée; il peut avoir besoin d'administrateurs, d'une police; on doit les lui fournir toni en sauvegar-dant son indépendance. S'il y a eneore des réformes à faire, le Pape sera sans aucnn donte le premier à les vouloir, mais e'est à la France surtout d'achever la tàclie qu'elle a si glorieusement commencée... . On veut que le Saint Pere confie l'administration intérieure de ses Etats à des laiques; il l'a déjà fait. Qu'est-il arrivé? Le Pape n'a renrontré. à pari quelques honorables et rares exceptions, que des homnies incapables, corrompus. sans moralité aueune . L'un des rares ministres digne de s'associer à ses vues , le Comte Rossi, a été assassine presque sous les yeux d'une assemblée élue qui resta muette en face du crime commis ce qui suffirait à faire reculer quiconque voudrait recommencer une telle expérience. Séparer les Légations des Etats de l'Eglise? Que ferait-on des Légations après les avoir enlevées au Pape? Une vice-royauté en faveur de la famille royale du Piémont, un nouveau pied-à-lerre en Italie en faveur de l'influence du commerce anglais? . Pour le journaliste de VAssemblée Mattonale, ce projel ne mérite aucune considération. 2J
Evacuation des Etats Romains par les troupes étrangères.
Reste l'évacuation des Etats Romains. C'est le 13 avril, que Havin rapporte avec une certaine satisfaction les bruits qui courent à propos de la séance du Congrès où le représentant de la France auriiii propose que le retrait des troupes francaises de Grece soit suivi de celui des troupes autriebiennes des Légations et des troupes francaises de Rome, proposition conforme aux idées du Siede sur ce point. Nous ne saisissons pas bien le rapport qu'il peut y avoir entre la Grece et les Légations, écrit Jobn Lemoinne; aussi ne faisons-nous que men-tionner ce bruit .3' Il redonte que le Siede n'ait pris les Grecs pour les Ro-
i) OFn 17 avrtt.
2) A ss. Nat-* 11 avril.
) JJ)., 14 avrlL