Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
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1856: La qup.stion romaine
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mémes moiifs de réserve qne les représcnlants des Etats catholiques, recom mande formcllemenl la aécularisalion da gonvernement pontificai. Il la recom* ni and e des à présent pour les Legati ons, reconnaissani que ce projel présente à Rome mènie des difficultés .1) Voilà en effet à quoi peuvent se résnmer les délibéraiions du Congrès de Paris touchant la question romaine.
Le lendemain Saint-Marc Girardin, dans ce mcme Journal des Débats, commente le protocole de la Séance du 8 avril. U adhère presane entièrement, écrit-il, aux opinione exprimées par les plénipotentiaires franyais et anglais sur la réforrae du gonvernement pontificai. Pour quelle raison? Celle réforme. dans son bnt et dans ses moyens, ressemble à celle que la France demandai! déjà en 1831, et qu'elle espérait voir s'accomplir en 1847, dans les common cementa dn pontificat de Pie IX . Et pour illustrer ce qu'il vient d'énoncer il cite une lettre de Gnizot datée du 21 juillei 1847 et adressée à Rosei alors ambassadeur de France à Rome; dans celle lettre, Gnizot rappelaii qnels étaient les principe selon lesquels la France envisageait les réformes dans les Etats de l'Eglise: 1 application generale des innovations administratives; et judiciaires à la capitale et aux provinces...; 2 a dm issi bili té generale des laiques à toutes les fonctions de l'ordre administratif et jndiciaire...; 3 système de municipalités électives et de conseils provinciaux aboutissant à un conseìl centrai d'administra-lion ...; 4 création d'un établissement centrai destine à surveiller l'administra-lion financière de l'È tal:... : puis il ajoute: nous ne dontons pas que l'Europe ne parvienne en 1856, cornine en 1831, à s'entendre sur les réformes à demander et à obienir du gonvernement pontificai. Nous adhérons donc de grand eoeur, continue le cbroniqueur du journal orléaniste, aux voeux exprimés dans le Congrès... et il pense que les mota que Gnizot pronongait en 1847 caractérisent encore parfaltement la situaiion de 1856: Je suis profondément convaincu disait-il. que les Etats d'Italie et les Etats Romains en particulier ont besoin de profondes et nombreuses réformes et que ces peuples y ont droit. Le mauvais gonvernement, à un certain point, est désonnais impossible. Quelles que soient les formes, qnels que soient les principes du gonvernement, les hommes ne sup-portent plus de voir leurs affaires irès mal failes, ils ont raison. Je crois donc des réformes en Italie profondément nécessaires . Ce qui tend à montrer qne les réformes demandées an Congrès de Paris sont depnis 1831 la Iradition perseverante de la politìque frangaise . Mais pourquoi ces réformes dont on a èrnia l'idée déjà en 1831 et qn'on a réitérée en 1847 n'ont-elles pas abuti alors? La réforme de 1831 a échoné devant la résistance et les efforts du parti retrograde; la réforme de 1847 a échoué par la violence dn parti démagogique... ; croit-on que ces deux obstacles importants n'exisient plus et qu'ìls ne s'oppose-ront pas encore aux réformes soubaitées? Si la politìque francaise n'est pas responsable de leur insuccès BOUS la Monarchie de Juillet il fa ut. en 1856, la loner de sa persévérance libérale en Italie. '->
Le 5 mai, Saint-Marc Girardin constate que c'est dans la déclaration de Lord Clarendon que Ton irouve trace du projet piémontais de réformes pour les Etats pontificaux. Nous ne comprenonB pas bien encore quel est ce regime Uuque el séparé dont il est question pour Ics Légalions . L'entrée des lai'ques dans l'administration, 11 l'admet volontiers; c*est la sécularisation ielle que l'en-
X) /.D-, 2 mai. a) JJ?., 3 mai.