Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
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1856: La question romainé
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et de les confondre afìn d'en voir là conlinuaiion et la glorification dans les actes de la revolution .')
Voyons dono comment le journal catholique apprécie la discussion de la seance du 8 avril. A l'égard de l'occupation des Etats Romania, nous sommes heureux de reconnaiire que M. le Comte de Walewski n'a pas Hit une parole qui pùt blesser le respect da au Souverain Poniife, ni rendre douloureuse et genante la position du légat représentanl le Pape en France à l'occasion du baptéme du Prince-Impérial. Mais le plénipotentiaire franchia a exprimé le désir de pouvoir retirer bientòt les iroupes qui séjournent à Rome: eette déclara* lion, qui n'était point indispensable et qui laisse les choses en stata quo, a nialheureusement aitiré les observations du plénipotentiaire anglais... . L. Veuil-lot rapporte alors les propos de Lord Clarendon. Tout simplement conune on le voit. Lord Clarendon propose de détróner le Saint Pére . Mais cela n'est pas fait pour étonner l'Universi c'est bien le langage de l'Angleterre, à la foia révolutionnaire et protestante; il fait parli e du rdle funeste qu'elle joue en Italie. Il était facile de répondre à Lord Clarendon. Tout le monde sait que le gouvernement pontificai est sécularìsé jusqu'aux limites du possible et autant que le permettent ses condìtions particulières d'existence. Tout le monde sait que ce gouvernement s'èsl toujours préoccupé de l'intérét et du bonheur de ses peuples, et que l'Angleterre pourrait, aujourd'hui encore, prendre de lui, à cet égard, d'utiles legons . Que l'ori compare les relafcions de voyageurs qui se sont rendus en Romagne et celles de ceux qui ont été en Angleterre, et que l'on juge; on verrà, par exemple, qu'il y a moins de brìgands dans tout PEtal romain que dans la Beule ville de Londres ... Ces observations si simples, per* sonne ne les a faites. Ni la France, ni l'Autriche, les deux grandes puissances catholiques du Congrès, n'ont répondu un mot à ces attaques de l'Angleterre protestante, contre l'autorité temporeUe du Vicaire de Jésus-Cbrist. Nous n'avons pas besoin d'insister sur ce qu'il y a de douloureux pour les catholiques... Ce n'est pas le moyen d'arriver à ce jour désiré où le gouvernement pontificai n'aura plus besoin d'un appui anormal... . Il n'y avait qu'un moyen d'obtenir le resultat indiane: C'était de déclarer simplement et fortement la résolution de soutenir le Saint Siège contre tonte sédition au dedans, contre toute agression au dehorBf de le donner à garder non pas à l'épée de la France mais à son ombre > J)i Mais pourquoi, note, non sana ironie, dans le Siède L. Havin, n'avait-on pas donne une ou plusieurs voix dans le Congrès à M. Veuilloi? C'est un oubli et une grande inconvenance, et il ajoute: les attaques des ultramon-tains et des royalistcs n'arréteront pas, nous l'espórrons, les efforts de la France et de l'Angleterre . Si leurs représentants ont porte la question devant le con* grès, ce n'est pas sans avoir été autorisés par leurs gouvernements. La question posée, il faut la résoudre. Si les armées de la France ont pu aller à Rome réiah 1 ir le gouvernement pontificai, qui pourrait dire que le gouvernement de la France n'a pas le pouvoir de torcer le pape à séculariser le pouvoir, a donner à ses peuples dea institutions civiles et politiques promise depuis tant d'an* néea? . *9
La presse légitimiale de son coté, approuve presque totalement la position priae dans le Journal des Débats par Saint-Marc Girardin, à propos des Léga-
a) UH 2 mai. 2). SM 5 mai.