Rassegna storica del Risorgimento

GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno <1971>   pagina <544>
immagine non disponibile

544
Philippe Gul
tions doni on voudrait faire un Elat laì'que et séparé .*) Cene observalion, note H. de Lourdoueix, est pleine de bon sena. Si Pon iait des Légations no Elat séparé, cet Etat, trop faible et trop agite pour trouver le repos graviterà naturellement vers l'Auiriche, pour nieiire son laicismi en sureté sous le sceptre d'un prince laì'que. Il rappelait auparavant le point de vue de la Gaxette de Franco: Nous ne sommes donc pas de cetre qui croient que la situation fai te à la papauté dans l'ordre politi que est trop forte; nous la croyons trop faible pour etre parfaiteinent indépendante, et nous étonnerons beaucoup nos lectenrs en disant que nous pensons, avec M, Louis Veuillot, que tous les Etate catholi-ques devraient, par une dèci arati on collective, garantir la sonveraineté dn Pape dans ses Etats, si l'on veut qu'il puise dans sa positura temporelle Pindépen-dance dont nous avons tous besoin qu'il jouisse dans l'exercice de son pouvoir spirituel . Il faul donc conserver à la Papauté son établissement en Italie, ga-rantie de l'équilihre européen et de l'indépendance du chef spirituel de l'Eglìse.3)
Pour une fois, remarque également avec satìsfaction Alex de Saint-Alhin, l'Assemblée Nationale est d'accord avec le Journal des Débats sur le danger qu'il y anrait de séparer les Légations des Etats du Pape. Mais ce n'eat pas à l'Autriche que cela profilerai t, A notre avis, séparer les Légations da Saint-Siège, c'est les donner au Fiémont; les donner au Piémont, c'est les livrer à l'Angleterre .8)
Grece au ciel, s'écrie VJJnion, les opinions du Journal des Débats se soni un peu amandées et ses vues sur l'Italie (sont) un peu moina conformes à celles des démocrates du Siede . ") Le Siede ne trouve pas, il est vrai ces commentai* res à son gout: En humanl l'encens que la presse légithniste Ini prodigue, le Journal des Débats doit voir à quel point il 6'est fourvoyé .B'
A quoi visent les réformateurs en proposant dea modifications du gouver-nement papal? demande Laurentie dans l'Union du 5 mai. On tend, sous des formes quelconques. à supprimer la papauté politique; voilà la pensée nette des faiseurs de mémoires ou de systèmes. Eh bien, outre que cette pensée, en thèse generale, est dommageable à la liberté des peuples, dans l'essai de pratique qui en serait fail, elle serait fatale à l'existence de tous les Etats. L'Europe a besoin d'avoir en son centre un Etat constitele sur une base large de neutralità, lequel en des circonstances données ait une voie d'arbitrage à faire entendre dans les démélés politiques des gouvernements. C'est sur cette donnée qu'il serait permis tout au plus de chercher quelque modification à l'exercice du pouvoir tempore! du Pape . Par conséquent, en lant que puissance politique la Papauté est nécessaire à l'Eglise, pour la liberté de sa conduite; elle est nécessaire aux peu ples pour la sécurité de Ieur existenoe; elle est nécessaire aux Etats eux-memes pour la dignité de leur rapport. Elle est en particulier la condition d'équilibre de l'Europe .0). Quelquea jours plus tard, développant cette idée, il indique quel rdle devrait jouer la Papauté dans le concert des puissances: La Papauté, écrit Laurentie, devrait etre le lien des nations; et sans cette autori té morale, expression dea gran des loia de la société politique, que reste-t-il en effet du
*) Cfr. suprn, J.D* du 5 mai.
2) G.F., 6 mai.
*) Ass* Nat* 6 mai.
*) Un* 6 mai.
0) S 7 mal.
) Un* 5 mai.