Rassegna storica del Risorgimento

GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno <1971>   pagina <546>
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546 Philippe Putin
Pays reprochc au premier ministre anglais d'avoir déclaré qu'en l'absence du pape, pendant les événements de 1849, la ville sainte avail été mieux gonvernée par le gouvernement provisoire qu'à auc.une aulre epoque.1) UAssemblée Na-tionale, plus qu'un reproche, émet une véhémente protestation; que Lord Pai* merston fasse l'éloge de Fodieux gouvernement que la revolution avait établi dans Rome pendant l'absence momentanee du Pape et le déclaré supérieur à celui que nos armes y pnt rétabli; voilà, 11011= l'avouons, ce qui nous parait par trop fort, et nona éprouvons quelque embarras à trouver dea termes qui expri-ment le sentiment que ce langage nous inspire... Et c'est au moment où l'alliance intime de la France et de l'Angleterre est à sur apogée... que le chef du cabinet anglais ne craint paa de venir nous jeter à la face... que la domination des bandes de Mazzini et de Garibaldi vaiai 1 mieux que le gouvernement du Chef - de la Chrétienté, glorieusement rétabli par nos armes!... .2)
Ce diseours seri de preteste à Montalembert pour défendre le pouvoir tem-porel de l'Eglise et l'oeuvre du Pape Pie IX, dans un article publié par le Cor' respondant dans son numero de juin 1856 sous le titre: Lord Palmerston et Pie IX. Du Lac, dans YUnivers du 6 juillet estime que c'est là un écrìt que tous les catholiques voudront lire... H sera bientót dans toutes les maina et il Lnclique que sa pensée est celle méme que VUnivers a exprimée depuis la publi-cation du protocole du 8 avril.3) L'opinion du Siede est toute differente; ponr Ed. Texier, l'auieur de l'ouvrage De Vavenir pótitique de l'Angleterre est plus mal venti que tout autre à se faire aujourd'hui le défenseur du despotisme italien . Du reste jamais avocat ne tut plus embarrassé dans la plaìdoirìe d'une mauvaise cause que M. de Montalembert dans la défense qu'il présente de l'adirimislration pontificale . *1.
Examìnons donc cet article du dépnté catbolique: son propos est de mon-trer que la souveraineté temporelle du Pape est une necessitò absolue, pour l'Italie, pour le monde et pour l'Eglise; que d'autre pari Pie IX est un souverain liberal dont l'oeuvre a été bouleversée par l'influence anglaiae en Italie. Et tout d'abord, la souveraineté temporelle: ;.<,>. toucher à la souveraineté temporelle du Pape, ... c'est toucher essentiellement à la Papauté clle-raème, c'est à dire à la base de l'Eglise catbolique. On l'a démoniré à satiété: cet te souveraineté est... la condition de la liberté du chef de l'Eglise. De cette liberté dépend l'exercice indépendant du pouvoir spirituel, et, par conséquent, la règie de foi de l'immense majorité des chrétiens dans le monde ou dans la constitution actuelle de l'Europe . Le Pape ne peut ótre su jet d'un maitre et ranger, mais il ne peut ótre non plus sujel de son propre peuple ou d'un pouvoir romain place au dessus ou méme à coté de luì. Et il fait appel, ce qui est habile, à l'autorité du précédent empereur, Napoléon 1", qui estimait que les souverains catholiques ne pouvaient accepter l'autorité du Pape que parce qu'il se trouvait à Rome; jamais ila ne pourraient l'accepter s'ìl était à Paris, à Madrid ou à Vienne. Libre de toute sujétion étrangère, le Pape doit Tètre également vis à vis de ses propres sujets: Les catholiques de France ou de tout aulre pays nvont pas plus de raison d'obéir aux Romains qu'aux Russes ou aux Anglais. Qnoil l'Europe chrétienne aurait dérobé, d'un consentement unanime, Rome et la
*) Le Pays* 8 mai; organe gouvrnemenuu ; Cfr. noto 2, p. 540. *) Ats. Nat* 12 mai. 8) V., 6 juiliol. ) S.. 12 juillet.