Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
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1971
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1856: La quest'ioti ramai ne 547
Papauté à louies Ics gran des puissances pour finir par les livrer à la démocraiie italienne? Ce serali anéaniir la liberlé dea élcctions pomificales, éhranler tonte 1 administration de l'Eglisc, soumettre ses deslinées à une action à la fois turbolente et tyrannique. Est-cc à dire qne le gouvernement du Pape pent etre celui du bon plaisir, qu'il doive étre absolu et que ses sujets doivent en ètre complètement exclns? Le règne de Pie LX répond à celle questioni Qu'a donc ete Pie IX, si ce n'est le souverain le plus spontanément liberal, le plus franche-meni réforniatenr qu'il y ait aujourd'hui en Europe? Panni tous ceux qui siègent aujourd'hui sur le irone, il n*y en a pas un qui ait fait autant que lui pour la liberto de son peuple...; dès les premiere jours de son avènement, et avant que rien au dehors de Rome ou de l'Italie lui en fit voir la nécessité, (il) a non seulement amnistie tous les exilés, tous les détenus politiques, mais a conduit ses peuples à pas peut-etre irop préeipìtés dans la carrière dea réformes et des institutions libérales . Puis il s'adresse à Palmeraton : c'est donc le Pape qui a inlroduil la liberto politique chez les Romains. Et qni Fa détruite, si ce n'est vous? Oui, vousy par l'entremise de vos clients, les radicaux et les révolution-naires, déjà encouragés outre mesure par la mission de Lord Minto... Qui, vous, par votre déplorable complaisance pour les hommes dont vous pouviez encore alors ignorer la criminelle folle, mais que vous etes inexcusables d'encourager encore, après avoir appris, par la plus douloureuse expérienee, à quel poinl ils sont incapables d'apprécier, de conserver, d'aimer celle liberté que vous avez le bonheur de posseder chez vous et que vous prétendez défendre ailleurs... . Que peui-on demander au Pape de plus qu'il n'ait donne? La sécularisation? Mais on sait qu'elle existe. De fait VUnivers et le Correspondant lui-méme onl présente des chiffres. Dans les services politiques et administratifs des Etats Romains, les laìques occupent vingt-deux postes pour un donne à un ecclésiasti-qne. *) Le démemhrement qui résulterait de l'érection des Légations en une principauté laìque, nul n'y est préparé; ce serait détr6ner partiellement Celui que l'Europe conservatrice et la France catholique ont voulu rétablir dans ses Etats, et vous n'y sauriez songer sérieusement, poursuit-il s'adressanl loujours au premier ministre britannique, sana substituer à vos plus nécessaire* alliances une rnpture prochaine . Quant aux réformes intérieures, à celles des institutions mieux adaptées aux besoins légitimes de son Etat, elles sont toutes contenues dans le motu proprio du 12 Septembre 1849, et elles sont devenues réalité durant l'année 1850. Et il achève en évoquant Napoléon HI: Le prince qui, en 1849, a au loyalement accepter la politique... que lui imposait la majorité legislative; ce prince, devenu aujourd'hui le maitre unique et uniquement responsable des affaire* publiques, ne voudra pas déroger à l'honneur de son passe ..,,(il) ne doii ni ne peut sacrifier aux exigences de Lord Palmerston les nombreuses et précicnses adhésions que lui a valu, en France et en Europe, son attitude à l'égard du Saint-Siège . Et eommeni ne pas percevoir une profonde amertume dans ces derniera mots de Montalerabert évoquant le regime politique qui est alors celai de la France imperiale: S'il y avail une tribune politique en France, ces choses y seraient dites par des voix bien autrcment éloquentes et bien plus écontées que la mienne... .8)
1) Con* mai 1856, Revue politique, BettencourU U* 7 mai, E. Veoillot t 15 mai, Burriera
3) Con* jurn 1856.