Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
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1971
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548
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548 Philippe Cut
Pour VAssemblee Natio/tuie, cet article est destine à avoir une grande iniluenec non seulemenl en France mais sur toul le contiiieiil. ear il sera iraduit dans toutes les Iangues d'Europe . Lelellicr y voit en effet le refi et fidèle de < la pensée de ce clergé francais qui, en ce moment, se presse avec tani de véne* ration et de dévouement aulour du représentant du Saint Fere venu pour le baptème du Prince Imperiai. Mieux, cet article peni ótre considerò cornine l'expression aussi vraie un'eloquente du sentimenl qu'ont éprouvé, dans le monde entier, les coeurs sincèremeni religieux à la lectnre du protocole du 8 avril.1)
Mais ce soni là des démonstrations qui ne recueillent pas les suffrages du Siede et E. de La Bédollière réplique: Bonnes gens qui réclamez des réfonnes en Italie, écoutez les partisans de la cour pontificale. Ile vous disent que les légations et la Romagne, depuis la contre-révolution romaine, sont gérées de la facon la plus paternelle... Les laìques sont partoul... Des révolutionoaires aeuls peuvent dire le contraire. Ainsi, toutes les puissances européennes, qui ont dans les Etats ponlificaux des ambassadeurs, des niinistres... n'auraient recueilli que des renseignemenls inexacts, le gouverueuient de Pie IX devrait servir de modèle à tous les autres... : les détails ofiiciels adreBsés à toutes les cfaancelleries seraienl entièrement controuvés! Non, il n'en est pas ainsi, et la preuve, c'est que les défenseurs opiniatres de la Cour de Rome se sentent accablés sous le poids de tant de témoignages, se réfngient dans les discussions de détails... Mais ce que les royalistes et les jésuites ne pourront persuader à aucun homme de bon sens, c'est que le gouvernement de prétres ne soit pas uniquement soutenu depuis sept années par les baionnettes étrangères; que les populations ne géniis-sent pas du despotisme des cardinaux, et que cet état de choses n'appelle pas les remèdes les plus prompts et les plus énergiques .s)
A la fin du mois de mai, dans la Revue des Deux Mondes, Ch. de Mazade fait le point de la question romaine. Ce qui rend le mal sensible dans les états ponlificaux, selon lui, c'est la necessitò de l'occupation étrangère et le fait que les populations n'ont plus l'aff ection qu'elies avaient autrefois pour la papauté ce qui s'explique par le recours à l'impót obligé, du fait de l'occupation qu'il faut payer, par un gouvernement mediocre et un conservatisme aigu. Si le mal est réel la régénération ne peut erre que l'oeuvre du temps. Il semble à bien des esprits... que ce qu'on nomme la sécularisation doit guérh* tous les maux. C'est un jugement aussi superficiel qu'inexact j-. Des institutions ont été créées: celles par exemple qu'évoquait Montaleinberl; il y a peu de prétres dans l'admi-nistration. Sait-on seulement la dentière réforme qui reste à accomplir? Celle-là n'est pas la moindre, elle consiste à fa ire de ces institutions une reali té, à les respecter, en observer les prescriptions dans la pratique, ce qui n'est pas encore le cas. *)
Re presentano ns de la France et l'Autrichc mi Saint-Siège.
En tout état de cause, continue Ch. de Mazade l'Europe ne peut songer à porter atteinte directemenl on indirectement a la sonveraineté temporelle du
1) ASM. Nut., 30 jiiin.
2) S, 16 mai.
s) R.DMn 31 mal.