Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
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1856: La quesito ti ramatile
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1 ape; mais cii niènie tempa elle a le droii el le devoir de provoguer pas ses onseils, par une inlerveution amiable, tout ce qui serali de nature à faire renai-ire la sccurité dans Ica états pontificaux, et à raffermir un ponvoir qui exerce une si grande action sur Ics consciences . La première mesure, de tonte manière, a Iaquelle on peut songer à Rome, et les faiis prouvent que le cabinet pontificai est dejà entrè dans cette voie, c'esl l'organisation de l'arraée qui faciliterait le départ des troupes étrangères. Sur ce point, comme sur tous les autres, l'appui et les conseils dea puissanccs ne peuvent manquer au Saint-Siège. C'est là sans doute le sens des démarches qui vont se faire à Rome, et ce sera un des resultata du Congrès de Paris.*>
Le chroniqueur de la Revue des Deux Mondes est bien informe; en effet dès la première qninzaine de Mai le Constilationnel public une lettre de Vienne où il est question d'une démarcbe coliceli ve de la France et de l'Antriche, les deux grande nations catholiques du Con grès, désireuses de traduire par cette démarcbe l'accord qui règne entre elles sur les moyens les plus propres à con* solider l'ordre et la tranquillile dans la presqu'ile des Appennins, et à abréger la durée de l'occupation étrangère des Etats de l'Eglise; cbacune enverrait none un memorandum pressant au gouvernement pontificai qui démontrerait l'urgence d'accomplir à l'inlérieur des Etats de l'Eglise des réformes salutai-res a Les conseils de la France et de l'Autricbe, pour ótre revétus de la forme la plus amicale... n'excluent point une certame fermelé de langage, destine à prodnire une profonde impression sur le Sacre Collège.2)
Connne on l'imagine, YUnivers n'acueille guère favorablement cette nou-velie: aux yeux du monde ce memorandum envoyé par les Fuissances dont les troupes occupent les Etats du Pape n'apparaitrait pas comme un simple conseil mais comme une atteinte à la liberto et à l'indépendance du gouvernement pontificai. U est impossible de penser que la France et l'Autricbe puissent s'unir pour forcer la main à un souverain qui est en mème temps le chef de l'Eglise; d'autre pari le premier resulta t, et le seni sans doute, du memorandum, serait d'accréditer dans tonte l'Europe les calomnies de la presse révo-lutionnaire contre Rome. Enfin le Pape est seni compétent pour juger des réformes à accomplir dans ses Etats; de plus s'il accomplissait les réformes qui lui seraient proposées, ses sujets ne manqueraient pas de les fléirir comme im-posées par l'étranger et antinationales. Le but des réformes serait, dit-on, de permettre à PAutricbe et à la France de retirer leurs troupes... . Aucune réforme, conci ut Du Lac, n'atteindra ce but tant que le Pape n'aura pas une force armée suflisantc pour maintenir l'ordre dans ses Etats. Plutei qu'un memorandum les deux puissances occupati tea feraient mieux de lui fournir les moyens de se constituer l'armée qui lui est nécessaire.8)
Le lendernain l'Assemblée Nutionale public des extraits de l'article de YUnivers qui ne saurait ótre suspecl de Bentiments hostiles au gouvernement imperiai ; certes, pourrait-on ajouter, mais dans la mesure où la politique du cabinet de Paria ne porte pas la moindre atteinte à l'autorité pontificale et au pouvoir temporel du Pape; car alors YUnivers, avec Louis Veuillot, devient le défenseur intransigeant de l'Eglise ultramontaine contre le regime imperiai; ce qui n'est pas sans clanger pour son exislence. C'est sans doute la raison pour
1) Ibidem, 31 mal.
2) Consta, 11 mai. 8) /., 12 mai.
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