Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno
<
1971
>
pagina
<
552
>
552
Philippe Gut
grandes puissances catholiques de le proclamar hautement, d'une part, en face de la demagogie de l'autre en face de tonte pretendo amhitieuse, avec l'auto-rité qu'ajoutent, au droit et à la force, d'importante services rcudus à rglÌBe>. Gela dit, rien n'empéche de rechercher les aniéliorations qu'il serait utile et opportun d'iniroduire dans l'adminisiration intérieure de l'Etat Romani > mais si l'on prend la plus importante dea réformes demandées, la sécularisation de l'administration, on doit reconnaiire qu'elle est déjà réalisée, XJ G'eat là un thème que nous avons déjà rencontré à plnsienrs reprises sous la piume dea joxirnalisi.es catholiques.
Ces demandes de réformes, d'où qu'el'les viennent, représentent, ponr Lau-rentie, des attaques dirigées contre le pouvoir temporel de l'Eglise; or l'Occi dent qui altaque la Papanté s'utlaque lui-méme. En effet la Papauté, au simple point de vue de la politique, est Tinstrumenl nécessaire, la condilton rigoureuse, absolue de la suprématie de l'Occident sur le monde entier . Selon. le collabora* tenr de l'Union, si l'Europe garde encore un reste d'unite morale > qui Ini con* fere sa superiori té sur le reste dn monde, c'est grace à la Papauté. Il importe donc de la sauvegarder pour sauvegarder l'Europe elle-méme.a)
Une lettre pastorale de VEvéque d'Arras. La situation à Rome.
Peu après VUnivers pnblie la lettre pastorale de l'évéque d'Arras sur la situation présente dn peuple romain et sur les attaques dirigées dans ces dentiera temps contre le gouvernement temporel du Souverain Pontife; c'est là un témoignage qui parait au journal catholique absolument irréfutable et qui doit montrer l'inanité des propos tenus par la presse à l'égard de la papauté. Que dit en effet l'évéque d'Arras: Le peuple de Rome est certainement un des plus heureux du monde eniier... il est content de son sort; ...il ne change rien à la frugalità de ses repas, ni à la simplicité de ses vétements, ni à la modération de ses désirs, ni à l'antique uniformité de ses usages . Certes il doit reconnaitre qu'il y a des pauvres dans l'Etat pontificai et il ne le cache pas, mais en moina grand nombre qu'en France et ses pauvres sont incomparablement moine mi-sérables que les nòtres, parce qu'il (l'Etat pontificai) les soulage autrement. Quoi que l'on di se de nos jours, il préfère la charité libre à la bienfaisance officielle, il tolère la mendicité, il l'bonore méme; mais il n'a rien à craindre du paupé-risme, il ne le soupconne méme pas... A Rome, aucun pauvre ne s'imagine avoir un droit quelconque à l'assiatance. Le pauvre y demande avec douceur; il insiste quelquefois... Il ne jalouse pas la magnificence de ses princes et leurs palais: il en est heureux et si l'on en retranchait quoi que ce Boit, il s'en plaindrait hautement... . La vie romaine se caractérise d'une phrase: sous la main calme et douce d'un gouvernement auquel on ne pourrait reprocher que d'étre trop patemel, tandis que partout ailleurs les esprits s'abaissent et se matérial isent, Rome continue à cultiver les lettres, les sciences, et les arts avec une sérénité, une application et un succès qui seraient impossibles sana le bien-étre de chacun et la séc urite de tous . Du reste les ennemis de l'Eglise et de son pouvoir temporel sentent que la Papauté siégeant indépcndante au seìn d'une popnlation douce, calme, hcureuse et toute catholique, lire de cotte situation une force
i> Au, NaL, 2 jain. 2) Unn 2 jais.