Rassegna storica del Risorgimento

GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno <1971>   pagina <553>
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2056; La question romaine SB.
tonte partìculière pour le gouvernement de rEglise universelle. Ila chercheraient à faire déchoir le Saint Pére comme souverain, dans l'espoir de lui lier ensuite les mains comme pasteur... Quant aux abus, a'ila existaient, ila en seraient plutot réjouis qu'attristés (car ils seraient) un preteste à Ieurs altaques. C'est pour cela qu'entr'autrcs ils insistent avec tant d'acharnement pour que les administrations, comme ils disent, soient sécularisées, afin d'avoir un jour le droit de demander pourquoi une armée de laiques chargée des intérèts temporels d'un peuple aerait plus longtemps coramandée par un prètte . xl
Le Journal des Dèbats accueille avec une certame ironie la lettre pnbliée par VUnivers. C'est, on peut le dire une réponse à certains protocoles da Con­grès de Paris et une protestation con ire des mémoires présentés sur la condition de l'Italie . John Lemoinne ne veut pas afTaiblir ce tableau en l'analysant, mais il alme à croire que ce témoignage éclatant de l'Amour des Romains pour leur gonvernement annonce la prochaine exécution d'une mesnre que nous ne 8npposions pas si immediate . Il est évident en effet que l'occupation étrangère est devenue superflue à Rome, et nous devons sana doute nous attendre à y voir bientot supprimer toute barrière inutile entre les demonstrations mutuelles des gouvernants et des gouvernés.2* Mais alors comment se faii-il que ce soient les nltramontains les plus fervents qui soutiennent que le Pape ne peut se passer d'armée? e Une armée au Pape et aux Cardinaux? pourquoi faire? pour régner sur les cours? pour régner sor un peuple qui est heureux du palaia de ses princes...? Evidemment la présence d'un gendarme au milieu de cette population modèle n'est qu'une anomalie et un anarchronisme .8* Malheureu-sement quelques jours plus lard, un journal et ranger rapporto que les habitants de Faenza ont fait savoir au gonvernement pontificai qu'ils ne paieraient plus Fhnpot si un prompt remède n'était apporté au brigandage qui sévit depuis quelques temps avec une vigueur accrue; comment conserver des doutes sur la vérité, écrit Louis Àlloury, sur la fi del ite du tableau touchant que M. l'évè-qne d'Arras nous a trace dernièrement de la felici té doni jouit la population des Etats Romains? .4> Et le 15 juillet, enfin, le correspondant de Rome du Journal des Débats annonce que le gonvernement romain a fait retenir les jonrnaux francala > qui contenaient le mandement de Mgr. d'Arras! ...il a craint apparemment qu'on ne le prit pas au sérieux. Belle leeon aux amis trop zéIéa!.B>
C'est en raillant également que le Siede commente la lettre de Mgr. Parlala: l'éVéque d'Arras n'a pas senti dans la capitale de l'Eglise fremir le moindre soufflé de tempéte... (il) a vu tout en beau... Voyez ce que c'est.! une fonie de voyageurs avaient avance qu'ils avaient rencontré dans les Etats romains cer­tains meuriianis armés de l'eacopette. M. Parisis dérange tout cela; les mendiants insistent quclquefois, mais Qa se contentent de ce qu'on leur donne... Un peu plus, ila mendieraient seulement pour Vhonneur. Vite, vite, quittona Rome! comme flit le Journal dea Débats .*)
1) t/ 25 jnin.
2) J.O, 26 jnin.
3) J.j} 27 jnin, John Lemoinne.
*) JJ} 4 jaillot. AUonry ne précise pus quel est le journal étranger anquel il faìt allnsion.
B) J.D 15 jirfllet.
) S., 27 jota.