Rassegna storica del Risorgimento

GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
anno <1971>   pagina <554>
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Philippe Cut
Le coni montai re de la Gazette de Franco, g'il est moina ironique, aboutil au ménte resultai: le veneratile prélat n'a pas vu, dans son zèle Irès lonable pour le Bouverain pontile, qu'il foriifiait par son témoignage, sinon la thcse. au moins les conclusions de M. de Cavour et de Lord Palmerston; car si le peuple romain est si heureux et si satisfait de son bonheur, il n'y a plus de raison pour prolonger l'occupation étrangère doni PAngleterre et le Piémont demandent la cessation immediate .*)
La question rumarne en juin 1856. Bilari.
Au point où Fon est arrivò, où charim s'est ingénic soit à défendre ses positions, soit à trouver des solutìons qui permetlent de résoudre la question romaine, il pent sembler nécessaire de prendre un peu de recul et d'envisager le problème avec quelque calme et quelque serenile. C'est sans doute ce qui amène Ch. de Mazade à abandonner sa chronique de la quinzaine pour publier un article sous le titre La question romaine et les cabinets dans lequel il s'efforce de poser le problème clairement. Il y a donc sur ce point à dépouiller la question italienne de son enveloppe de mirages pour la replacer sur le terrain où Pa mise le Congrès de Paris. C'est une question de progrès maiériel et d'amélioration, assez grande encore, puisqu'elle touche notamment aux condi-tions temporelles du gonvernement du Saint-Siège... . C'est la doublé occu­pali on étrangère qui a presque acquis le caractère de la permanence et que les gouvernements cependant voudraient faire cesser qui conferà son véritable caractère à la situation des états pontificaux; pour faire disparaStre cette occu-pation. il faudrait introduire des éléments de bien-éire pour les populations, dea éléments de force pour le gonvernement du Saint-Siège . Comment y arri-ver? Est-ce le pouvoir qu'il fant réformer, est-ce la nature de ce pouvoir qu'il faut cbanger? Mais une réforme poi iti que, pour séduisante qu'elle soit, est-elle compatible avec le caractère special et unique d'un pouvoir comme la papauté, en qui résident à la fois une autorité religieuse nniverselle et une autorité tem-porelle particulière à un pays. Supposons, par exemple, pour la Papauté un regime de représentation constitutionnelle, c'est à dire un état réglé par le suf-frage suivant les raobilités de l'opinion . Le Pape, devenu souverain constitu-tionnel , serait-il obli gè éventuellement de dénoncer une rupture diplomati' que de déclarer méme la guerre à un peuplo avec lequel le pontife entretiendra cbaqtie jour des rapporta religieux? TI y a là évidemment des conséquences... que les chefs des gran des nations cntboliques ne peuvent admetlre, parce que la papauté n'est pas seulement un pouvoir romain, elle appartieni à tout le monde . On peut évidemment songer à un remède radicai qui serait de sop­prìmer cette sonveraineté temporellc. Le remède est plus radicai que simple, écrit Ch. de Mazade... Privée de la position temporelle qu'elle occupe à Rome, où ira cette autorité déshéritée et errante ? 2)
Le Siitele croit avoir trouvé la solution du problème dans un livre de l'abbé J. H. Michon, iniitulé la Papauté à Jérusalem, et dont A. Husson résumé la tbèsc: Il resili te de l'ari t agonismo qui oppose l'élément progressif de la
1) GJ* 28 juin. S) R.D.M., 14 juin.