Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI PARIGI 1856; QUESTIONE ROMANA
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1856: La (inestinti ramai ne
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mitioii romaine aux constitutions ìmmobOes de l'Eglisc qne le jonr où l'occn palion etrangère se relirerait de Rome, la papauté se Irouverait en face d'une revolution . Pratiquement des réforroes rencontreraient dea obBtacles sans nom* bre. La solution réside dans Yabdication de la pidssance temporelle . Mais après une ielle abdieation, la papauté spirituelle pourrait-elle derneurer à Rome? Cela est douteux... . Elle ne pourrait ménte pas restar en Europe. En fait il serait préférable qu'elle s'inslallàt à Jérusalem. Pour étonnant qu'il soit, ce projet a déjà gagné, néanmoins, dit l'ubbé Michon, de sérieuses adhésions dans le monde gouvernemental de l'Europe . A Jérusalem le Pape bénéficierait d'une indépendance complète, protégé par tona, tont comme le sulian l'est artuel-lement. Mais la Papauté dépossédée de ses Eiats n'aurait plus ancnn revenn? Erreur! dit l'ahbé Mirbon. Elle serait an contraire beaucoup plus riche, méme avec la seule ressource des honoraires pieux qu'elle recoit de tonte la caiholi-rité ... et il pense qne la France et l'Autriche préfèreraient rerlainement assnrer une liste civile an Pape qu'une armée permanente.1) Un moia et demi plus lard, E. de La Bédollière fait savoir aux lecteurs dn Siede qne la brochure de l'abbé Michon a produit une grande sensation dans tonte l'Italie .2) Mais la presse francaise n'en dit mot
Ch. de Mazade a songé à Jérusalem; mais là encore, le Pape anrait nn maitre, tont comme il en anrait nn en France, en Antricbe ou à Majorqne... Il ne voit d'antre solution dans l'appui qne peuvent apporter les pnissances catho-liques dans ce travail de réparation et de parification qui a été dèa l'origine la politique générense de Pie IX. Il indiqne sur quels points doit porter Pas* sistance des pnissances calho liques et Teff ori dn Pape: La sécularisation à nn degré compalible avec le caractère de l'antorité pontificale, l'affermissement des in sii tuli ons municipales, l'ani èli ora tion progressive du regime judiciaire, la tran-sformation de la situation éconotnique par la sévérité introduite et maintenne dans les finances et par le développeraent des intéréts généraux du pays, tei est le terrain sur lequel l'Europe et la papauté peuvent se rencontrer. Il faut y joindre la formation de l'armée, qui doit liàler la fin de l'occupaiion étrangère .8) On le volt, cet article de Cb. de Mazade reprend les grands tbèmes que nons avons rencontré au conrs de cette étude.
La question romaine telle qu'elle ponvait apparaitre aux chroniquenrs de la presse parìsienne en cette année 1856 a ainsi fait l'objet d'une polémique nonrrie entre les jonrnaux des diverses tendances de l'opinion. An reste cette polòniiquè se superpose à celle, plus generale, engagée par les mémes jonrnaux Iors du Congrès de Paris et concernali! la question italienne prise dans son ensemble et telle qu'elle ponvait ciré éventuellement soumise à l'attention des représentants des pnissances réunies pour iraìter du conflit d'Orient. *) Les dif-férenis organes par lesqnels elles s'expriment sont presque unanimes, somme tonte, pour conserver an Pape son pouvoir temporel qui ne doit, Belon les uns, subir anemie modification (tei est l'avi, nons l'avons vu, de YUnivers, dn Car
li S, 21 juin.
2) S., 3 aofit. Il serait iniércssnru da connaìtro plus précisément l'nrapleur de cette sensation.
8) RDM., 14 jnin.
*) Cfr. La preste parìsienne et la question italienne pendant le Congres de Paris (1856), art. cit. (note 3, p. 5).