Rassegna storica del Risorgimento
GOZZE LUCA; SLAVI MERIDIONALI PROGETTO DI UNA SOCIET? CATTOLICA
anno
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1973
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pagina
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213
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Il manifesto di Luca Cozze 213
Les désastres de Son Pontificai ont inierrompu San oeuvre. La Société Orientale ne continue pas ses travaux. Une société, qui dans un cercle plus restreint, n'embrnsserait d'abord que les races slaves (principalement celles du Midi), races qui sont certainement les plus immédiatement importnnies et les plus menacées: Société, qui sous la direction spirituelle de quelque dignee Ecolésiastiqne rempli de l'Amour de Dieu et de zèle pour son église et d'entrail-Ies pour sa panvre race slave, devrait otre considerée, coninie une continuation partielle de la dite Société Orientale ne pourrait certainement quobtenir de mèrae le suffrage auguste de venerali le pontife et en recevoir les mémes encouragenients, les mémes bénédictions.
Se tenant constamment éloigné de toute action directemenl polilique, respectant, forame de raison, par la méine qu'on est eh ré ti en et soumis à l'église, tont pouvoir constitué. on devrait commencer par procurer à un petit nombre d'individus surto ut Ecclésiasliques choisis avec discernement panni les popula-tions, qui ont le plus besoin d'ètre aidées dans ce sens, les nioyens de se voir, de s'entendre quant aux choix et à l'opportunité des raoyens d'agir sur les popolatone respectives. Ce petit nombre de personnes séjournant par exemple qualque temps à Paris, au centre de tous les inouvenients, isolées de toutes chan-ces d'irritation, de prejuges ou de gène, auxquelles elles sont exposées actuelle-ment dans leurs pays respectifs, n'y portant que leur zèle, et la connaissance des besoin s et dea conditions de leur nationalité dovei operai ent, élargiraient leur horizon et leur rayon visuel, et. libre de toute preoccupatoli trop immediate, elles s'entendraient au fur et à mesure pour choisir et diriger par leurs missions, leurs écrits, leurs correspomlances, les nioyens tant ecclésiasliques que litteraires et moraux, par lesquels elles jugeraient opportnn d'agir sur leurs compatriotes dans la véritable intérét de la nationalité, de riiumanité et de l'Église,
Bien dirigée, cette action serait immense. Ce ne sont pas là des nations qui, par leur vieillesse morale et leur épuisement, semblables aux corps materielle-ment décrépiles, ne réagissent plus ou réagissent trop lentement sous l'action des éléments hygieniques et vivifiants qu'on applique. Races jeunes, pleines de seve et d'élastìcité. populations vièrges et prirnitives, elles répondent avec toute leur vigeur organique a chaque i in pressi on.
De là surtout l'iniportance de leur en offrir de bonnesl II ne s'agii, que de les exciter et de les diriger dans la voie de la vérité et de l'amour. Humai-nement parlant, cette oeuvre oflriraiet toutes les conditions et toutes les chances de resultate les plus satisfaisants. Cette oeuvre serait feconde de plus belles satisfactions méme pour ainai dire temporelles. Toutefois en l'entreprenant nous ne devons nullement nous disshnuler que selon la parole de l'apotre ce n'est ni < Petrus qui seminai, net* Apollo qui rigat, sed omnia qui incr.d.Deus (sic).
Il faut quclqu.es fonda pour éssayer de s'organiser. Le pian d'organisation une foia fiixé, vingi à trente mille franca stunraient pour produire des resultala très ìi ti les. Mais si par le zèle et les largesses des noblea àmea dignes d'apprécier toute l'importajjce de l'oeuvre, on pourrait parvenir à un Capital de 200.000 franca pour pouvoir établir plus tard sur une buse assez étendue et lui assurer la durée et la succeasion, on peni affirmer sans exagération qu'on dcviendruii ime puissance de premier ordre pour le Bien, - - le Bien n'etant que le Chrisiia-nisme dana toutes ses appllcationa celeste* et terrestres. Quaerile primum regnum Dei...!