Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA LETTERE; CARTEGGI (CARLO ALBERTO-M
anno
<
1976
>
pagina
<
368
>
368
Paul Guichonnet
Gènes, jusqu'à son décès, sa-ns postérité et dernier de sa lignee, le 30 aoùt 1830. Le marquis d'Yenne avuit été fait commandeur des SS. Maurice et Lazare (1816), commandeur de Saint-Louis et de Léopold d'Autriche et, le 28 octobre 1822, cbevalier de l'Annonciade.3)
Les lettres de Charles-Albert au marquis d'Yenne, qui s'étendent sur la période 1819-1823, sont caracteristiques de la correspondance du Prince de Carignan, avant son accession au tròne.4) EHes apportent essentìellement des indications biographiques, des échos de la Cour de Turin, des notations psychologiques.
Les relations entre le Prince de Carignan et Pofficier savoyard s'étaient sans doute nouées bien avant 1819, et l'allusion à une lettre qui précède la première de notre serie montre qu'il n'a été conserve qu'une partie de cette correspondance.
Gènes ce 16 avril 1819
J'apprends mon bien cher marquis que vous étes à Turin, je m'empresse de vous y envoyer mes amitiés, et de vous assurer de tout le plaisir que j'aurai à vous y retrouver, car bien tòt j'y retoume. Le Due de Genevois devant arri ver aujourd'hui, je lui cède cornine de raison ma place; je doute pourtant qu'il puisse toujours accompagner le Roi comme je l'ai fait; il vient en chaise à porteurs, depuis Novi jusqu'à deux ou trois mille de Génes. Le Roi a fini de passer la revue des 5 régimens de la garnison, ils ont en general très bien pam, surtout l'artillerie de marine; nous avons fait une espèce de cérémonie pour l'ouverture de l'école (à la Lancastler) dans mon régiment. Roburent et compagnie y sont venus, la chose a très bien réussi. Le Due de Richelieu est ici, il m'a fait hier une visite; il doit xester idi une dixaine de jours; je ne sais pas si dans ma dernière lettre je vous ai conte l'histoire qui m'est arrivé avec les gazelles de la Reme Mais comme je ne sens que trop que je deviens vieux et que je me répète, j'attends a Turin à vous conter ma déplorable histoire. On fait courir ici le bruit d'une promotion à votre égard, qui me déplairait fort, je vous assure, mais j'espère qu'il n'en sera rien.
Adieu mon bien cher marquis, je vous embrasse et vous prie d'ètre bien persuade de la vive amine que je vous porte.
Votre bien affectionné
Charles de Savoie
Turin ce 6 janvier 1820
Un pouce de plus de neige mon cher marquis et aussitót je parts pour Coni, vous remercier en personne des voeux que vous voulez bien faire pour moi, lesquels me sont très précieux. je vous assure, tenant extrémement à votre amitié et estime; j'ai bien regretté de n'avoir pu vous revoir avant votre départ. Les Dames et le théatre de Coni vous atti-raient, je le comprends, aussi je vous assure ai-je grande envie de le voir le dit Théatre; pour celui d'ici on le donne pour détestable, je n'ai pas encore eu le bonheur de le voir.
3) Sur le marquis d'Yenne: A. DE FORAS (et continuateurs), Armarial et nobiliaire de Savoie, tome V, pp. 647-649; F. MIQTJET, Répertoire biographique des Savoyards con-temporains (1800-1893). Première serie, Annccy, F. Abry, 1894, p. 52; TREDJCINI DE SAINT-SEVERnv, Souvenir* de 1814. Le généraUcomte Janus de Gerbaix de Sonnaz d'Habères et les volontaires savoyards, Genève, Trembley, 1890, pp. 59-67.
4) Cette correspondance est conservée aux archives du chntenu de Truche, à Douvaine (Haute-Savoie), pexprime ma vive gratilude à M. le comte Hubert Tredicini de Saint-Séverin, qui a bien voulu me la conununiquer. l'ai conserve la ponctuation et l'orthographe des originami*