Rassegna storica del Risorgimento

CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA LETTERE; CARTEGGI (CARLO ALBERTO-M
anno <1976>   pagina <369>
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Lettere di Carlo Alberta
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La Cour est encore à Stupinis et les beautés lurinaises ne s'attendent point à un Carneval des plus brillants. Corame vous saurez nous avons fait revenir ce respectable maréchal de Collegno. Il a été bien mal ces jours-ci, il va un peu mieux maintenant.
En vous embrassant à Coni, je pourrai mieux que par écrit vous assurer des voeux que je forme pour votre bonheur et de toute ramitié que je vous porte.
Votre bien affectionné
Charles Albert
Turin ce 2 mars 1820
Connaissant, mon cher general, toute ramitié que vous me portez, je ne doute pas que vous partagiez tout le contentement que j'éprouve, le mariage de ma soeur étant defi-nitivement arreté avec l'archiduc Régnier; le P" de Stareroberg est venu ce matin de-mander officiellement le consentement du Roi, puis le mien. Je ne pouvais désirer rien de mieux, surtout dans ces temps-ci, et avec nos arrangemens de famille; aussi suis-je hors de moi du bon établissement de cette pauvre soeur. J'espère, mon cher General, que vous verrez en ceci une preuve de l'amitié bien vive que je vous porte et que vous me croirez pour toujours
Votre affectionné ami
Charles Albert
La Princesse est à ces derniers momens. Si Dieu nous donne un garcon, je vous le fais savoir de la manière la plus prompte.
La lettre salvante est relative à la naissance du fatar Victor-Emmanuel II, survenue à Turin le 14 mars 1820.
Turin ce 15 mars 1820
C'est avec un bien grand plaisir mon cher marquis, que je profite du départ du cour-rier qui va à Coni, pour vous remercier de votre aimable lettre et vous bien assurer du plaisir qu'elle m'a fait. C*est la première que j'ai recu pour cette occasion, et je l'attendais avec impatience, car vous savez mon cher General, combien je tiens à votre amitié et à toutes les marques que vous m'en donnez. Quoique la Princesse 6> ait souffert 50 heures de suite, l'accouchement a été des plus heureux, et à votre arrivée à Turin, je vous presenterai un très gros garcon, que les chirurgiens ont trouvé d'une bien bonne complexion et d'une taille singulìère. Le babtéme s'est fait quelques heures après sa naissance, et quoiqu'il ait été très long, il n'a jamais pleure. Enfin la Princesse et lui sont dans l'état le plus satisfai-sant. Vous pouvez juger, mon cher marquis, de tout mon contentement; le Roi, le Due et la Duchesse en ont un certainement point moindre du mien, et ils m'ont vraiment touché par les marques qu'ils m'en ont donne. J'ai été bien sensible aux marques d'intérèt que ces messieurs du Régiment d'Aost ont donne en apprenant cette nouvelle; je vous prie mon cher General de vouloir bien le leur témoigner. Pour vous, depuis longtemps je suis à méme de ne pouvoir douter de vos sentìmens, et élais bien persuade de la part que vous auriez pris à un évènement aussi intéressant pour notre famille. Adieu, mon
5) Marie-Elisabetli de Savoie-Cari gnan, née à Paris, le 13 avril 1800, épousa à Prague, le 28 mai 1820, Rainier de Lorraine, archidue d'Autriche et vice-roi du Royaume lombard-vénitien.
Q Marie-Thérèse de Lorraine, que Charles-Albert avait épousée le 30 septembre 1817.