Rassegna storica del Risorgimento

CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA LETTERE; CARTEGGI (CARLO ALBERTO-M
anno <1976>   pagina <375>
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Lettere di Carlo Alberto
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ment et vous suis ou ne peut pas plus reconnaissant de votre si aimable attention; j'ai aussi tòt conduit mes enfans le voir; mais je suis bien loin de leur laisser rcgarder comme leur possession, j'aurais trop peur qu'ils le tourmentassent; ils en sont tout ravis et la Princesse s'unit à moi pour vous faire mille remerciemens.
J'ai appris avec une bien vive satisfaction, mon très cher General, la nouvelie marque d'estime que l'Empereur vient de vous donner; car personne ne partagera plus entierement et sincèrement que moi toutes les sensations que vous pourrez éprouver. Vous me f eriez un grand plaisir de m'envoyer la dimension de la plaque que l'on vous enverra, qui sera surement en metal; parce que lorsque j'irai à Gènes, je vous en apporterai une de meme taiile de l'Annonciade, de celles que l'on me fit à Paris, lorsque j'y était. La zete du Roi sera une bien heureuse occasion pour moi, et que je saisirai avec grand em-pressement pour aller vous voir, et vous exprimer de vive voix combien je vous suis attaché et reconnaissant, pour les constantes preuves que vous me donnez de votre précieux attachement.
Demain Leurs Majestés, qui sont en parfait état de sante, se rendront dans leur chateau d'Ayé; 14) mais elles en reviendront je jour méme.
Je vous embrasse, mon très cher General et suis toujours votre très reconnaissant ami
Albert de Savoie
Ce 5 avril 1826
Mon très cher General, ayant extrémement souffert dans ces derniers jours de la gra velie, je n'ai pu me rendre à Génes, ainsi que je le désirais vivement; mais pourtant j'ai demandé au Roi la gràce de me remettre à tems sous peu, et de pouvoir alors lui présenter en personne Niommage de mes voeux; ce qui me procurerà le bonheur, toujours bien grand pour moi, de vous revoir. J'ai appris avec un extréme déplaisir que vous avez été douloureusement incommodé dans ces derniers tems, mais Costa 15 m'a tranquillisé et m'a fait éprouver un vrai bonheur en me disant qu'il avait regu une lettre de votre neveu, qui lui assurait que vous étiez bien rétabli. En attendant que j'aye le plaisir de vous em-brasser à Génes, je le fais ici par écrit et suis pour toujours votre très affectionné ami
Albert de Savoie
Ce 14 avril 1826
J'ai vraiment été ravi d'apprendre par votre lettre, mon très cher General, que votre sante est beaucoup meilleure, ayant été fort peiné de tout ce que j'avais appris de vos so ultra ji ces: aussi ne saurai-je assez vous remercier de certe lettre que vous aviez bien voulu m'écrire, où vous me donnez ces précieuses nouvelles.
Ayant prie le comte FerreròI6) dans une visite qu'il me fit a Turin de m'écrire si le Roi aurait eu pour agréable de me remettre à tems ma visite, désirant aussi lui présenter un dessein que je fis pour sa féte, j'attends sa lettre, que j'espère recevoir lundi; s'il me dit que je peux aller, alors je partirai lundi soir, pour arriver mardi matin 18, fort em-pressé de vous revoir, de vous embrasscr, et de vous exprimer ma très vive amitié qui
ne finirà jamais.
Albert de Savoie
M) Aglié.
15) Sylvain Costa de Beauregard (1785-1836), écuyer et confident intime de Charles-Albert.
16) n s'agit probabablement de Tommaso Ferrerò della Marmora, chevalicr d'honneur
de la Reme Marie-Christine.