Rassegna storica del Risorgimento
MALON BENO?T; MALON BENO?T SCRITTI; SOCIALISMO ITALIA 1872-1892
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1978
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B. Malon e il socialismo in Italia
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Centre intervint et invita les rédacteurs de VEgalité qui étaient ses adhérents de venir s expliquer devant elle. Ceux-ci ref usèrent, ila furent expulsés, quatre grou-pes les suivirent.
An Congrès régional du Centre, les dissidents accusés d'avoir pris le titre de 1 ancienne fedération furent invités a changer de nom et s'y étant refusés ne furent pas admis. Dès lors la rupture était complète. Les forces étant à peu près ainsi reparties; d'un coté VUnion federative du Centre, les Unions fédératives de VEst, de VOuest, du Midi et de VAlgerie presqu'entières en tout environ 300 chambres syndicales ou cercles de 60 villes francaises. Dun autre cfité la fedération du Centre (10 groupes) divers groupes de Montlucon, Roanne, Albis, Lyon en tont 36 groupes. Mais la minorile est arme e de deux journaux quotidiens, quand la majorité est absolument desarmée du coté de la presse. La majorité représente les idées du socialisme federaliste à but communiste; la minorité le collectivisme unitaire et centraliste dans ses moyens, comme dans ses buts.
Tout cela compliqué de questions personnelles. Le choc a donc eu lieu à SL Etienne et la rupture s'est faite. Le parti ouvrier donc a accentué son but final et consacré dans son organisation le fedéralisme le plus large.
Les dissidents ont fonde, à part, un parti socialiste révolutionnaire centra-liste de but et de moyens qui aurait sa raison d'étre s'il ne persistait à garder le titre de parti ouvrier qui ne saurait lui appartenir et qui est conserve par l'immense majorité du parti, mieux organisé que jamais.
Au point de vue économique, les différences ne sont pas très grandes dans le parti; c'est surtout la tactique que porte les divergences. Quand le feu des excitations personnelles sera passe, j'ai lieu de ero ir e qu'un rapprochement au moins dans les grands combats contre la bourgeoisie aura lieu, mais, en atten-dant, la scission est complète et bruyante. Ce n'est pas une raison pour que la presse bourgeoise crie à la ruine du parti ouvrier. Les scissions antérieures n'ont pas empéché ce parti de s'accroitre rapidement, il en sera de méme de la scission actuelle: elle existe à l'état aigu depuis le con grès de Reims et cela n'a pas empéché depuis cette epoque le parti de doubler son effectif.
Soyez donc assuré que pour si regrettable que soit la rupture qui vien d'éclater dans le parti ouvrier frangais, elle n'est pas un désastre. Elle a eu en tona cas cet avantage d'attester que les prolétaires socialistes frangais ne veulent pas étre conduits par les centralistes à instinets dominateurs. Dans le Prolètaire du 7 octobre vous trouverez les considérants uniques et le règlement du parti; leur publication dans VAvanti complèterait les renseignements precités.
Bien cordialement à vous
B. Malon