Rassegna storica del Risorgimento

AZEGLIO MASSIMO TAPPARELLI D' LETTERE
anno <1981>   pagina <335>
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La correspondance de M. d'Azeglio 335
Cette distribution appella d'ores et déjà les observatìons suivantee.
Beuucoup plus que l'homme tout court, ou que l'artiste et le romancier, c'est l'homme politique qui a interesse jusqu'à présent les éditeurs. De 1845, année pendant laquelle d'Azeglio abandonne définitivement La Lega Lombarda pour se consacrer à sa tournée de propagande albertiste au profit du parti modéré, a 1866, date de sa morì, 3386 lettres sont répertoriées, con tre 560 seulement pour la periodo 1820-1844. Le pourcentage des lettres restées inédites pendant ces deux périodes est respectivement de 32,8 et de 58,2 , ce qui confirme le desintérét des cbercheurs pour tonte la période où les questione de nature sen­timentale, familiale ou artistique1) l'emportent sur les questions d'histoire poli­tique du Risorgimento. La coupure est très nettement marquée entre 1845 (80 lettres dont 47 d'inédites) et 1846, année de publicatìon du premier opuscule politique, Degli Ultimi Casi di Romagna (163 lettres, le doublé, dont 31 seulement d'inédites).
Cette constatation de caractère general est confirmée de facon eclatante par la vérification suivante: de 1849 à 1852, années du ministèro d'Azeglio,2) le nombre de lettres répertoriées s'élève brusquement à 934, soit près du quart (23,6 ) de l'ensemble de la correspondance, tandis que la part relative des inédits diminue (29 des éditées de la méme période, 14 des inédites de tonte la correspondance).
Après 1852, année du retour tant attendu à la vie d'artiste, le nombre de lettres enregistrées diminue brusquement tandis qu'augmente au contraire le déchet, c'est-à-dire la part considérée inintéressante par les éditeurs: après avoir atteint le seuil le plus bas en 1851, où 21 seulement des lettres sont écartées , cefle-ci s'élève progressivement à 32 (1853), 36 (1854), 37 (1855), 3> 40 (1856), 42 (1858). *>
Les années qui restent sont au nombre de sept; elles offrent un profil moins caractéristique mais qui confimi e cependant les tendances mentionnées ci-dessus. En 1859-1860, années décisives, d'Azeglio occupe deux charges impor-tantes et est investi de plusieurs missions. Après son ultima missione romana ,
J) D'Azeglio a écrit un nombre relativement limite de lettres d'argument littéraire, dont la plupart ont été publiées. Cf. par ex.: a Alessandro Manzoni, 12.07.1831, in G. SFORZA e G. GALLAVRESI, Carteggio Manzoniano, in Opere di A. Manzoni, voL IV, Parte H, Milano, Hoepli, 1921; o a Ferdinando Martini, 15.06.1862, in F. MARTINI, Confessioni e Ricordi (Firenze Granducale), Firenze, Bemporad, 1962; ou peut-étre la plus intéressante de toutes par sa prise de position originale sur les mythes historiques et littéraires du néoguelfisme, à Luigi Chiala, 18.10.1855, in L. CHIALA, Per le nozze di Enrico Voghera con Anna Trabucco, Roma, Botta, 1878, en parlie publiée également par M. DE RUBRIS d'abord in La preparazione editoriale degli opuscoli azegliani ce Programma per Vopinione nazionale e Emancipazione degli Israeliti , in Bilychnis, a. XVII (1928), pp. 249-262, puis in Varaldo della vigilia, Torino, STEN, 1929.
2> Da 7 mai 1849 au 4 novembre 1852.
3> Le nombre assez élevé des lettres de 1855 s'explique peut-étre par la proposition qui avait été faite par Cavour à d'Azeglio d'accepter la présidence du Conseil, et par les péripéties de la crisc dite a Calabi a nu Cf. A. M. GHISALBEHTI, Un moderato realizzatore, Roma, Ed. dell'Ateneo, 1953, pp. 187-192.
4) Le cas de 1852, apparemment aberrant (35 d'inedites), s'explique par la pré-sence d'une assez importante liasse de lettres adressées à Giacinto Collegno, conservées à l'Archivio storico civico de Milan, et demeurécs, semble-t-il, inédites.