Rassegna storica del Risorgimento
GIORNALI BELGIO 1852; MAZZINI GIUSEPPE; <
> 1852
anno
<
1985
>
pagina
<
309
>
Mazzini e la Nation . 1852 309
Tra queste due date vi fu uno scambio di lettere tra Potvin e Mazzini Quella di Mazzini, sinora inedita, è stata di recente ritrovata tra le carte dello scrittore belga.18*
Abolito il Cher monsieur con il quale poco tempo prima si era rivolto a Louis Labarre, Mazzini esordisce in tono abbastanza secco e distante.
Jeudi Citoyen,
Je ne recois qu'aujourd'hui votre lettre du dimanche.
Il faut mettre au clair notre position. Et voilà ce que vous auriez du faire, selon moi, plus nettement dans votre article très bon sous plusieurs rapports. 49)
Si nous devons aider la Nation, il faut que la Nation adopte courageusement, quant à la politique européenne, notre drapeau. Ce drapeau est-il le vòtre? Vous devez juger sur cela librement, consciencieusement. Je croyais que vous l'aviez fait; et qu'en insérant avec approbation mon premier article, vous aviez fait un pas décisif. Vous hésitez maintenant; vous redoutez les tempètes éraigrationnelles. Pensiez-vous pouvoir les éviter? Et croyez-vous qu'on fait le bien, sans en soulever?
Vous ne connaissez pas assez les Italiens qui s'agitent. Nous ne les aurons jamais avec nous, cJest-à-dire avec le parti révolutionnaire agissant. Nous ne les avions pas avant ceci. C'est en vara que nous avons fait des appels, corame Com. Européen, à la fusion sur un terrain coramun: il se sont constamment tenus séparés. Le choix de Ledru-Rollin au Comité au lieu de Louis Blanc a irrite sa vanite. Toutes les fractions du Communisme ont été d'ailleurs toujours empreintes d'esprit separatiste. Elles sont dans le faux; et nous n'aurons de triomphe pour la grande pensée sociale à laquelle nous appartenons tous qu'au prix de leur disparition. Les systèmes exclusifs ont perdu la revolution. Il faut les mettre hors de cause, si nous voulons la faire revivre.
On comprend cela en Europe. On commence à le comprendre en Franca. Nous trahi-rions la cause de l'avenir, si nous nous laissions entrainer à des faiblesses, à des concessions par des criailleries fort naturelles, ou par amour d'une concorde qui n'existe pas et dont nous n'obtiendrons que les apparences.
Inexorables envers les solutions communistes etc, nous devons chercher le rapprochc-raent de tous les éléments républicains actifs qui rentrent dans la grande tradition révolutionnaire. Mon second article fera, croyez-le moi, du bien en ce sens.
Bref, vous avez eu deux sortes de critiques: celles de Communistes; il faut les subir, et ne pas leur donner d'importance celles de Francais qui sont à nous pour la doctrine, mais dont l'orgueil national a été froissé par quelques impressions contenues, non pas dans rarticle, mais dans un Manifeste Italien20) qu'ils ont lu et avec lequel vous n'avez rien à déméler: celles-là il faut les faire évanouir, et c'est ce que je fais et ferai de plus en plus.
En tout ceci, je le répète, votre position doit étre nette. Adoptez-vous notre programme, ou non? Si vous l'adoptez si vous vous vouez avec nous à l'oeuvre de propagande que nous avons entreprise vous n'étes plus un camp ouvert à la polémique: vous etes un noyau d'apostolat. Vous devez dire franchement: "Messieurs, nous prèchons ce qui nous semble étre vrai: faites-en de meme: donnez-vous des organes; et que le peuple juge".
Ceci, pour toute polémique raisonnable. Quant à celle de Louis Blanc et consorts un journal que je respecte n'a qu'à répondre ceci: "nous ne recevons pas votre défense
18) L'originale di questa lettera (senza data) e di quella riportata in seguito sono proprietà di una discendente di Charles Potvin, Madame Nadler, residente a New York, che me ne ha gentilmente inviato le fotocopie.
19) Si riferisce al citato articolo di Potvin VAvenir.
20) n manifesto del 30 gennaio 1852 uscito in Inghilterra fu riprodotto nel febbraio 1852 dall'Italia e Popolo.