Rassegna storica del Risorgimento
ERRERA GIACOMO
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1986
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Michel Dumoulin
avec la participation de fìnanciers extérieurs au groupe Errerà.55
L'homme de confiance des deux entreprises de tramways belges en Italie était le cousin germain de Jacques Errerà, l'economiste Alberto Errerà) qui, du vivant du banquier, assura le contróle de la gestion et la liaison avec les autorités italiennes.
Les nombreuses activités du banquier vénitien en Italie, tant avant la création de la Banque de Bruxelles qu'après 1871, dénotent, cornine nous l'avons souligné, une strategie tous azimuths. Mais le portrait ne serait pas complet si on négligeait d'envisager aussi la place des valeurs italiennes dans le portefeuille de la maison Errerà. Disposant des résumés des bilans entre 1868 et 1876, c'est-à-dire jusqu'au moment où l'échafaudage financier monte par le banquier s'effondre, tandis que son maitre d'oeuvre, tombe malade, s'achemine vers une fin prématurée, il est utile d'analyser la part occupée par les valeurs italiennes dans le mouvement annuel des transac-tions sur titres, de mème que les résultats auxquels elles donnent lieu. Nous avons donc reporté dans le tableau ci-dessous les données relatives au mouvement et aux résultats entre 1868 et 1876.
Les valeurs italiennes sur lesquelles opere Errerà ne représentent fìnalement qu'une très petite part de l'ensemble soit en moyenne 5,51 du mouvement total. Autrement dit, le banquier préfère opérer directement en Italie, par commandites interposées pour lesquelles nous ne disposons pas de résultats , plutòt que de détenir trop de valeurs italiennes sur la nature desquelles nous allons revenir sous peu.
La politique d'Errerà en matière de valeurs italiennes est la prudence, bien qu'en d'autres occasions il ait été conduit à de gros bouillons fìnanciers suite à des spéculations hasardeuses par ailleurs caractéristiques des moeurs fìnancières et boursières du temps. Cette prudence à l'égard des valeurs italiennes - est légitime au vu des résultats. En effet, si l'on prend en compte les résultats nets de chaque exercice, on découvre que les valeurs italiennes représentent en moyenne 21,5 de ceux-ci. En d'autres termes, les valeurs italiennes permettent soit de dégager des profits importants, soit d'enre-gistrer des pertes qui ne le sont pas moins. Les valeurs italiennes sont donc extrémement sensibles comme l'indique le fait que 16 des pertes nettes, en 1873, sont à attribuer à un mouvement qui ne représente que 3,1 du
32) Les Tramways Napolitains furcnt une des principales sociétés belges de transports municipali* en Italie. Elle employait déjà près de 2.000 personnes à la fin du XIX sìècle. Dissoute en 1934 apròs de multiples difficultés reraontant aux années 1911-1912, elle géra un réscau de tramways bippomobiles d'abord, électriques ensuite. Alberto Errerà en fut le directeur jusqu'au décès de son cousin. L'essentiel de la documentation concernant la société est conserve par l'EIectrobel, secrétarlat general, dossier 05.14: Tramways Napolitains.
53 Alberto Errerà (Venise, 14.04.1842-1904) était le Ols de Subato Errerà (né à Venise le 15.02.1800). frèrc d'A bramo. Il était donc le cousin germain de Jacques Errerà. Il épousa en premlères noces Elisa Guastalla (1858-1945) qui se remarla plus tard avec Corrado Ricci. Alberto Errerà publia notamment un gros ouvrage imi tuie Storia e Statistica delle industrie del Veneto, Milan, Zanetti, 1870. Sur son ròle d'homme de confiance de la Société Generale de Tramways en Italie, voir ACS, Ministero Industria, Commercio..., busta 191. fase. 86, procuration du 5.04.1875.