Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA OPINIONE PUBBLICA 1848-1882; GARIBALDI GIUSEPPE; GIORNA
anno <1987>   pagina <304>
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Philippe Giti
Garibaldi eri soulignant ses qualités hurnaines: il s'est montré aussi avare de sang humain que les généraux de Naples en ont été prodigues et [...] il a fait preuve [...] dans la discussion de l'armistice accepté par lui, d'une grandeur et d'une générosité naturelle qui ont vivement frappé tous les assi stante . 11 a permis aux troupes napolitaines de Palenne de survivre malgré le siège dont elles étaient l'objet et, du coup, l'organe pro-italien le compare à ... Henri IV assiègeant Paris! Toutes les vraies grandeurs se rencontrent . 32> Quant à A. Villemot, du Figaro, il s'en prend aux propaga­temi de fausses nouvelles et se demande où est le bénéfice de cette publicité frelatée qui consiste à disputer le terrain pied à pied à un ennemi qui avance à pas de géant.33)
Et justement, ce qui frappe Edouard Hervé, dans La Revue Contempo-raine, ce sont les qualités nouvelles que révèle le general italien: Il est devenu politique, organisateur, administrateur [...]. Il a rendu plus de décrets qu'il n'a eu à livrer de batailles et personne n'ignore que son ministère est déjà forme [...]. Il ne manquerait plus au gouvernement de Garibaldi pour ressembler tout à fait à ceux des grandes nations qu'une dette publique; il y a bien lieu de croire que cette lacune va ètre com-blée....M) Ce que résumé Le Charivari en quelques mots: le dictateur a fait plus en quelques jours que n'ont su faire les Bourbons dans une longue suite d'années. C'est ce qui exaspère les journaux absolutistes . 33) Ceux-ci relèvent à l'envie les difficultés rencontrées par le gouvernement insurrection-nel et Le Journal des Débats note, pour sa part, qu'on ne paie pas les impóts à Garibaldi avec la méme ardeur qu'on hait le gouvernement de Naples ; le dictateur a besoin, dans cette conjecture, d'habilité politique plus encore que de bravoure . w La presse conservatrice stigmatise les mesures économiques et financières adoptées par Garibaldi, qu'il s'agisse de l'abolition de certains impòts de consommation (C'est un engagement bien grave pour ceux qui devront gouverner régulièrement la Sicile note avec lucidité J. Mahias dans La Presse qu'on ne peut taxer de conserva-tisme37)), de l'emprunt lance en Italie et surtout du partage des communaux, ce qui conduit tout naturellement L'Union à considérer que les garibaldiens sont des communistes et des partageux . 38>
Négligeons encore qu'elles aient leur intérèt, mais ce n'est pas notre propos les considérations des journaux sur la politique garibaldienne en Sicile pour ne retenir que ce qui a trait à lliomme. Les plumes panni les plus célébres chantent la gioire du héros des Deux Mondes. On connait ce qu'a écrit de lui Alexandre Dumas pour n'y point revenir.35) Mais voici quelques lignes significatives tirées d'un discours prononcé par Victor Hugo lors d'un meeting qui s'est tenu à Jersey en l'honneur de Garibaldi:
32) Op. Nat., 8.VI.60.
33) Le Figaro (Pg.), 18.VI.60.
34) Rev, Cont., 14.VI.60.
35) Ch., 21.VI.60.
36) J.D., 3.VI1.60.
37) La Presse (Pr.), 13.VI.60. 3<9 U. dté par Ch., 17.VI.60.
39) Ainsi dans Les Garibaldiens, revolution de Stelle et de Naples, Parta, 1861.