Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA OPINIONE PUBBLICA 1848-1882; GARIBALDI GIUSEPPE; GIORNA
anno <1987>   pagina <308>
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Philippe Gut
Signes particuliers: A eu entre les maina des millions et est reste pauvre. A dispose d'un pouvoir dictatorial et n'en a use que pour le bien de la patrie. N'a jamais ensanglanté ses victoires par de cruclles représattles. N'a jamais mis son épée au service d'une idée.
En foi de quoi nous, l'Histoire, avons bien et dùment paraphé le présent passe-port... .*0)
Garibaldi et Rome
Cet autre grand róle auquel tei organe de la presse francaise le croyait appelé, autrement dit son retour sur la scène politique, Garibaldi lui-mème devait l'évoquer, dès novembre 1860, lorsque, s'adressant à ses compagnons de l'Expéditìon des Mille, il leur annoncait qu'ils iraient, ensemble, délivrer leurs frères de Venise et de Rome. Or, pour l'opinion publique francaise, dans son secteur le plus favorable à Garibaldi, cette annonce paraissait alors à tout le moins prématurée et Le Siede, par exemple, l'un de ses plus cbauds partisans, n'appréciait guère ces propos: avant que de songer à attaquer l'Autriche pour libérer Venise, il convenait que la Péninsule s'organisàt et que la nation italienne se constituàt vraiment et solidement. Mais ce n'est qu'au début de l'été 1862 que se concrétisent les inquiétudes de la presse francaise, inquiétudes que La Revue des Deux Mondes veut apaiser: il ne faut pas trop croire aux folies dont Garibaldi nous menace, il ne faut pas non plus les trop mépriser . 61> De mème J. Ami-gues, dans Le Temps, ne croit pas qu'il faille considérer la présence de Garibaldi à Palerme, entouré de nombreux amis, comme l'exécution d'un pian arrèté à l'avance; qu'une armée révolutionnaire, recrutée secrètement, soit déjà toute prète à se lever à son appel .ffl) Que Garibaldi puisse songer à une expédition romaine soulève bien évidemment un tollé dans la presse conservatrice et catholique, scandalisée par le discours de Palerme dans lequel le chef de l'Expéditìon des Mille a osé s'en prendre à Napoléon III dans lequel il dénonce le futur tyran de sa patrie . P La presse libérale est embarrassée qu'il s'agisse de L'Opinion Nationale ou du Siede. C'est qu'en s'en prenant à Rome, Garibaldi se heurtera immanquablement à la France, ce qu'on voudrait éviter:
On peut blàmer les atermoiements que le gouvernement frangais apporte à la solution romaine, nous les blamons les premiers, mais parce que la solution est lente et difficile, parce que les jours se suivent sans l'amener avec eux, ce n'est pas une raison pour vouloir livrer aux basards de la violence et de la guerre non seulement cette solution, mais toutes les aflaires de l'Italie, de nouveau compromises .M)
La presse libérale n'est pas hostile tant s'en faut à ce que Rome devienne capitale de l'Italie mais la solution ne peut étre que diplomatique;
9 Ch., 15.XI.60.
61) RDM, 31.VII.62.
62) Le Temps (Tpa.), 12.V1I.62.
63) Con., 20.VII.62. ) S., 3.VI 11.62.