Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA OPINIONE PUBBLICA 1848-1882; GARIBALDI GIUSEPPE; GIORNA
anno <1987>   pagina <314>
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Philippe Gut
le patriote italien a pris là une retraite definitive. Les ultramontains sont du reste fort mécontents de cette assignation à residence qui n'a été pré-cédée d'aucun procès; commcnt pourrait-on croire aux gages éventuellement donnés par Garibaldi alors que l'allure de soumission ne va guère avec le caractère de ce chef de barricades . I05> Pour L'Univers, Garibaldi est ridi-culisé, ce qui attire à Louis Veuillot une sèche réplique du Siede: M. Veuillot s'imagine rire; il grimace. Le sarcasme n'a pas de prise sur le caractère du grand patriote italien. Garibaldi ridicule, oh! la bonne trouvaille. M. Veuillot était-il de cet avis lorsque l'héroique soldat de la démocratie expulsait avec une poignée de braves de Marsala les trente mille soldats bourboniens qui gardaient la Sitile [...]? Si M. Veuillot trouve cela ridicule, nous en sommes enchantés. Et franchement nous ne souhaitons à notre cause rien de plus que quelques triomphes aussi risibles que celui-là . 106>
Or voici que l'on apprend que Garibaldi vient de s'échapper de Caprera, qu'il a été de nouveau arrété et reconduit sur son ile où il est désormais gardé à vue. Le Siede s'interroge: De deux choses l'une, ou Garibaldi s'est rendu coupable de quelque crime ou délit [...] et alors il a le droit de demander des juges; ou bien le gouvernement italien n'a rien à lui reprocher [...] et alors Garibaldi a le droit d'exiger qu'on lui laisse jouir de ses prérogatives de citoyen et de député . ](rr> Pour Poujoulat, de L'Union, Gari­baldi n'est rien d'autre qu'un coupable que l'on n'ose pas punir, mais que l'on reconduit poliment chez lui après ses méfaits , et de remarquer qu'il avait eu raison de ne point faire confiance au gouvernement italien; 108> il dénonce en outre l'appel lance par Garibaldi aux Romains les invitant à se soulever et qu'il qualifìe de rugìssement de bète fauve ; il se dit indigné du soutien que lui apportent des journaux francais tels que Le Journal des Débats, Le Siede, L'Opinion Nationale ou L'Avenir National; comment des journaux libéraux peuvent-ils balancer entre Pie IX, dont le territoire vient d'ètre envahi par les volontaires garibaldiens, et cette figure de la vieille barbarie savoisienne , autre qualificati! dont se trouve affublé le patriote italien. Pour L'Union donc, la situatìon est claire: l'on a joué la comédie d'arréter M. Garibaldi: on n'a pas arrété ses aventuriers. Il le savait et il y comptait . 109> Henry de Riancey invite l'Europe à défendre, dans cette conjoncture, la souveraineté pontificale, et il inoite la France, notamment, à agir promptement. Pour la presse offieieuse, cet appel est exagéré et elle attire l'attention sur le mépris profond des populations de Rome et de lTEtat pontificai pour leur prétendu libérateur; le chroniqueur du Pays ajoute que les Romains n'apprécient pas l'honneur de faire partie du royaume italien . ,10> A l'inverse, P. David, du Journal des Débats croit savoir que le peuple romain est toujours aussi avide de liberté, aussi impatient de secouer le joug [...] mais il voit que pour fonder quelque chose de
K*> U., ler.X.67. m S., !er.X.67. 1W tbid., 5.X.67. WW) U., 6X67, ) Ibid., 9X67. > Ps., 10X67.