Rassegna storica del Risorgimento
FRANCIA OPINIONE PUBBLICA 1848-1882; GARIBALDI GIUSEPPE; GIORNA
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Philippe Gut
de l'Etat pontificai.118) Libéraux et démocrates sont scandalises par ces propos insultants; il n'est jusqu'à A. Wolff du Figaro qui n'a jamais éprouvé beaucoup de sympathie pour Garibaldi qui se dise écoeuré. A. de La Forge reclame, dans Le Siede, du respect pour le courage de ces malheureux quelles que grandes que soient les haines politiques.n9) Devant ce que les catholiques considèrent comme une victoire du Saint-Siège, J. labbé, dans L'Opinion Nationale, s'interroge: ... la papauté spirituelle ne sera-t-elle pas ébranlée [...] par le souvenir de ce champ de bataille, où les garibaldiens et les pontificaux ont mèle leur sang ? ,20>
Mais voici que parait au Moniteur l'annonce de la participation francaise à la bataille de Mentana: 121> ce n'est pas par les Pontificaux que Garibaldi et les siens ont été défaits mais par le corps expéditionnaire francais. La presse libérale juge cet engagement profondément regrettable , comme l'écrit Emile de La Bédollière qui msiste sur le courage des Garibaldiens d'autant plus remarquable que c'était sur eux qu'on essayait pour la première fois les fusils chassepots . La presse officieuse et libérale est unanime à déplorer cet affrontement et, qui plus est, le ton employé dans la dépèche fameuse du general de Failly pour en rendre compte. Le Constitution.net est embarrassé Pi et La Revue Contemporaine très critique: on a creusé un abime bien profond; il faudra des concessions complètes de la France pour le combler. u*) Ces journaux s'attachent aussi à rétablir la vérité concernant le déroulement de la bataille pour montrer que Garibaldi s'est comporté en tacticien consommé. 5) Pour l'ensemble de la presse de gauche et une partie de la presse gouvernementale, le vrai vaincu n'est ni Garibaldi, ni Victor-Emmanuel, mais bien le souverain pontife qui, une fois encore, a eu besoin d'un appui militaire extérieur pour se sortir d'affaire. La presse conservatrice et catholique applaudii, on s'en doute, à la victoire de Mentana; ainsi L'Union: Quant à nous, nous oublions ce mort qui se traine encore [Garibaldi] et nous songeons à cette victoire de Mentana qui prouve au monde que le pape a des fils pour le défendre et une force indestructible comme le dévouement chrétien . A. ViUemot, quant à lui, dans Le Figaro, pense qu'il est sans doute premature d'enterrer Garibaldi comme on n'hésite pas à le faire, un peu légèrement, et sans délicatesse, à droite. Bientót la presse nationale oublie Garibaldi, préoccupée qu'elle est par d'autres événements politiques. Seuls les organes de droite le harcèle encore d'une manière ou d'une autre; Granier de Cassagnac vitupère contre Edgar Quinet qui a eu le front d'adresser un message de sympathie au héros malheureux
"8) U., 6X1.67. m S 7X1.67.
120) Op. Nat., 7X1.67.
121) Le Moniteur Universel (M.U.), 9X1.67.
122) S., 10.XI.67.
123) Const., 10.XI.67.
12*) Rev. Cont., 14.XI.67.
125) Ainsi Alphonsc de Calonne in Rev. Cont., 14.XI.67.
126) U., 12.X1.67. 12?) Fg., 13X1.67.