Rassegna storica del Risorgimento
FRANCIA OPINIONE PUBBLICA 1848-1882; GARIBALDI GIUSEPPE; GIORNA
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Garibaldi et la France, 1848-1882
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de Mentana,128) et L'Union poursuit encore quelque temps ce dernier de sa hargne: Ce n'est qu'un flibustier qui n'a f ait que suivre son chemin . Mais pour ses adversaires francais, Garibaldi est, au crépuscule de cette année 1867, un homme fini.
Garibaldi et la République frangaise
2 septembre 1870: l'Empereur Napoléon III capitule à Sedan; 4 septem-bre: l'Empereur est déchu; la République est proclamée à Paris, à l'Hotel-de-Ville dans la pure tradition révolutionnaire francaise; 6 septembre: Garibaldi adresse au Gouvernement de Défense Nationale le télégramme suivant: Ce qui reste de moi est à votre service, disposez . Ce n'est qu'au début du mois d'octobre que cette offre est acceptée. Commence pour Garibaldi sa dernière campagne qui n'est pas la plus facile, face à un adversaire redoutable l'armée prussdenne , sur un sol étranger la France au sein d'une population qui, dans tei secteur d'opinion, peut lui ètre hostile. A ses cótés, ses fils Menotti et Ricciotti ainsi que son vieux compagnon Bordone, et des volontaires tant italiens qu'étrangers, au total quatre mille cinq cents hommes fin octobre si l'on en croit Garibaldi lui-méme. p> Le séjour et les faits et gestes du patriote italien sur le sol francais n'occupent pas une place eminente dans les organes de la presse nationale. Il faut attendre 1882 pour voir rappeler avec quelque insistance le róle militaire de Garibaldi dans la guerre franco-prussienne de 1870-1871.
Toutefois, dès la publication du télégramme évoqué plus haut, il est un journal pour y répondre cnaleureusement, c'est Le Siècle: Soyez les bien-venus, volontaires italiens. La République francaise ne sollicite aucun secours, mais elle accueille avec joie tout ce qui lui vient des peuples amis. Nous irons ensemble aux barricades; et si le glorieux invalide de la liberté vient à votre téte vous lui ferez un pavois de vos bras vigoureux... . m> Pour Le Charivari: Ce n'est pas un homme, c'est une idée qui vient à nous . Au service de la République universelle, Garibaldi combattra pour la cause de la République francaise qui en est un élément constitutif. P. Véron est rejoint sur ce point par A. Guéroult, de L'Opinion Nationale: patriote et républicaón, c'est en cette doublé qualité qu'il [Garibaldi] est venu apporter à la France républicaine le concours de sa vieille expérience de la guerre des paartisans .m)
L'accueil réservé à Garibaldi lorsqu'il débarque à Marseille est enthou-siaste, si l'on en croit Le Sémaphore de Marseille, cité par Le Temps et
128) Ps., 29.X1.67.
129) /., 24.XI.67.
130) G. GARIBALDI, Mémoires d'un chemìse rouge, rééd. Paris, Maapero, 1981, p. 380.
131) S.t 15.IX.70. U2) Ch., 20X70.
133) Qp. Nat., 29X11.70.