Rassegna storica del Risorgimento
FRANCIA OPINIONE PUBBLICA 1848-1882; GARIBALDI GIUSEPPE; GIORNA
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1987
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Garibaldi et la France, 1848-1882 319
Dijon et dans le Morvan, au cours desquelles Garibaldi a tenu en éehec les Prussiens, ne retiennent guère l'attention de la presse. Et Guéroult, dans L'Opinion Nationale, s'en étonne: Il y a un nomine dont on ne parie pas assez et dont la conduite pourtant est digne de toute notre estime et de toute notre reconnaissance [...]. C'est vraiment un spectacle touchaait que de voir ce noble vieillard, [...] braver les neiges de nos montagnes pour battre, avec ses fils et quelques armes, les envahisseurs de la France .143> La presse reste quasi-muette sur les operations de janvier 1871 contre Dijon. Il faut signaler, exception à la règie mais qui la confirme, une lettre d'Edgar Quinet publiée par Le Siede et qui fait l'éloge des qualités de tacticien du general italien: Dans le cas où il eùt été trop difficile à Bourbaki de changer de méthode et de place, il eùt dù céder son commandement au general qui des la première heure jusqu'à la dernière a marche dans la vraie direction, [...] ce general est Garibaldi. Il a montré qu'il a le secret des marches [...]. Il possedè la puissance qui nous est ! le plus nécessaire en ce moment: il ne sait pas désespérer là où les autres désespèrent . 144> Ce que devait corroborer, mais en avril seuiement, La Revue des Deiix Mondes en publiant les notes de C. Aubertin relatives à cette campagne; le ròle de Garibaldi y était apprécié avec mesure: Garibaldi en personne dirigeait tout. Assis sur une chaise, ses infirmités ne lui permettant pas de monter à cheval, il gouvernait la bataille [...] Plusieurs fois il reforma ses troupes sous le feu et donna l'exemple de ce mépris des balles qui, dans un chef, électrise le soldat [...] L'ascendant prodigieux de Garibaldi [...] se faisait sentir à tous le degrés du commandement. En vrai soldat, Garibaldi attachait un haut pròx à la bornie renommée de ses troupes, et pour l'assurer, il ne négligeait aucun détail.145)
Devant les exigences de Bismarck, désireux de traiter avec un pouvoir incontestable, le gouvernement de Défense nationale se doit d'organiser Télection d'une Assemblée qui nommera un ministère chargé d'entamer les pourparlers avec le Chancelier d'Empire. La majooté du corps électoral francais est constitué de ruraux soucieux d'ordre et favorables à la paix. Le journal La Presse, par exemple, exprime clairement le voeu des libéraux concernant les hommes auxquels il incomberà de faire la paix et de rétablir l'ordre; ce que l'on cherche, ce sont des politiques, historiens éminents, publicistes ayant fait leurs preuves de talent et de patriotisme, des magistrats intègres [...], des commercants et des industriels ayant une profonde con-naissance des affaires .]46) Voilà qui ne correspond guère au portrait que l'on pourrait brosser de Garibaldi; or le patriote italien, ce défenseur singulier de la République francaise, est élu dans quatre départements: les Alpes Maritimes, la Còte d'Or, à Alger et à Paris. Certes le Journal de Nice avait appelé à voter pour Garibaldi, ce qui n'est guère surprenant; de méme le comité du IIe arronddssement de Paris l'avait place aux cótés de Victor Hugo camme l'un de ses candidats; son élection dans la Còte d'Or (dont le
M3) Op. Nat., 29ja 1.70. 144) s., 29.1.71. m RDM, ler.IV.71. m Pr 7.II.71.