Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA OPINIONE PUBBLICA 1848-1882; GARIBALDI GIUSEPPE; GIORNA
anno <1987>   pagina <321>
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Garibaldi et la Trance, 1848-1882 321
VOÌX s'opposent à son intervenlion sous prétexte que la séanee est levée. Certaìns crient: On n'a plus le droit de prendre la parole dans une assemblée quand on a donne sa démission . Le Président Benoit d'Azy opine; Garibaldi sort. 152> La presse libérale et républìcaine condamne l'attitude de ces députés: Il nous semble que l'Assemblée eùt pu sans peine montrer un peu plus de dóférence, nous ne disons pas de tolérance, pour le noble allié, dont le concours nous a été si précieux pendant cette guerre désas-treuses . Le Journal des Débats et Le Siede expriment des sentiments voisins, sans insister, il est vrai; ce dernier publie quelque temps plus tard une lettre adressée à Garibaldi par vingt-cinq députés panni lesquels Victor Hugo et Louis Blanc qui se disent indignés de l'accueil que lui ont réservé les ennemis de la république et l'assurer qu'ils joignent leurs protestations à celles qui se sont exprimées le 13 février.w) Auparavant le journal La Cloche avait produit une lettre d'Emile Zola qui résumé assez bien l'indignation de la gauche francaise:
... Qu'importe à ces messieurs ce vieillard qui vient de battre les Prussiens pour le compte de la France. La plupart d'entre eux suaient la peur, pendant que Garibaldi allait la poitrine nue devant les balles ennemies. [...] Ainsi quelle belle ardeur pour lui ferraer la bouche! Pas un simple merci. Pas méme la politesse qu'on doit à tout le monde. Il veut parler, c'est bien, qu'il se taise! Qu'il s'en aille chez lui, saignant et meurtri; qu'il ne nous importune plus de son héroisme!
Entendez-vous, messieurs, ce sera une honte pour la France d'avoir marchandé un remerciement à ce soldat de la liberté. Soyez simplement polis, on ne vous demande pas d'ètre grands... . 155)
Les réactions de la population bordelaise font contraste avec l'hostilité affichée par léAssemblée; sa sympathie éclate lorsqu'il quitte le Grand Théàtre de la ville où siège l'Assemblée; les gardes nationaux lui présentent les armes; à Thiers qui s'étonne de cet honneur, on répond: Parce que c'est le general Garibaldi, qu'il est député, qu'il est venu défendre la France et qu'il a pris un drapeau aux Prussiens . Une manifestation est prévue en sa faveur le lendemain; elle n'a pas lieu: Garibaldi est déjà parti.
Nouvel incident à l'Assemblée le 8 mars alors qu'on examine la validité de rélection des députés d'Algerie. Or Garibaldi, élu à Alger, n'a pas donne sa démission pour ce siège. La question se pose de savoir s'il convient de le considérer comme démissionnaire ici aussi ou de le déclarer inéligible puisqu'il n'est pas Francais. Victor Hugo saisit l'occasion pour prendre la parole en faveur du patriote italien:
De loutes les puissances européennes, aucune né s'est levée pour défendre la France qui tant de fojs avait pris en main la cause de l'Europe. Pas un roi, pas un Etat,
152) Journal Officlel (f.O.), 13.11.71.
153) Tps., 17.11.71.
154) s., 9.III.71.
155) La Cloche, 19.11.71.
156) V., 15.11.71.