Rassegna storica del Risorgimento

FRANCIA OPINIONE PUBBLICA 1848-1882; GARIBALDI GIUSEPPE; GIORNA
anno <1987>   pagina <323>
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Garibaldi et la France, 1848-1882
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Dieu qu'il aurait voulu détruire et dont il connaìt maintenant la justice,
il est mort sans doute d'un excès de rage . 162> Les autres organes de la
Droite insistent plus volontiers sur la place qu'il aurait tenue, selon eux,
dans la guerre nanco-prussienne, le ròle odieux qu'il a joué en 1870 avec
ses compagnons . 163> Ce qui conforte ce secteur de la presse dans son
jugement Garibaldi, ennemi de la France ce sont les propos peu
amènes que celui-ci a proféré au su jet du protectorat tunisien désormais
assume par la France. La presse républicaine et libérale veut les ignorer,
ces propos, pour ne considérer que i'aide apportée par le patriote italien
à la République en difnculté: Garibaldi avait acquis ce jour-là des droits
à notre reconnaissance qu'aucune parole inconsidérée de sa part n'avait pu
ensuite oblitérer , note Le Temps. ,64> Les articles que lui consacrent La
Presse et Le Figaro abondent dans ce sens, quels qu'aient été les résultats
obtenus. Mais ces journaux insistent surtout sur le ròle éminent qui fut
le sien dans runification de l'Italie: sans lui l'unite italienne, oeuvre mau-
vaise ou bonne, mais colossale, n'eùt pas été accomplie , remarque Igno-
tus. I65> Le Journal des Débats rend hommage à son désintéressement lors de
la conquéte du Royaume de Naples: Bien qu'il fut loin d'avoir les talents
d'un homme d'Etat ou d'un homme de guerre de premier ordre, le general
Garibaldi a eu la bonne fortune de personnifier, à une heure decisive pour
l'histoire de son pays, les aspirations et les sentiments du peuple italien.
Il a été l'un des principaux instruments dont le genie de Cavour s'est
servi . 166> Pour La Revue des Deux Mondes, s'il a aidé à l'édification du
Royaume d'Italie, il lui a cause le plus souvent de grandes inquiétudes ,
allusion aux expéditions de 1862 et de 1867.167> La Presse, quant à elle, invite
l'Italie à ne pas oublier, alors qu'elle concentre toute la gioire de certe
revolution que fut runification sur le héros des Deux Mondes, la place
qu'y tint la France. Le Siede, enfìn, qui fut panni ses soutiens les plus
chaleureux sous l'Empire, minimise ses qualités d'homme d'Etat et mème
de stratège: Ses idées politiques étaient peu nombreuses et ses talents
militaires n'ont pas subì l'expérience des grandes batailles . 168> On souligne
plus volontiers ses qualités morales; ainsi H. G. Montferrier, dans Les Débats:
On peut lui reprocher beaucoup d'excès de paroles, mais aucun excès de
pouvoir, ni aucun acte de méchanceté ou de vengeance ; 169> ce que Le Cha-
rivari exprime dans ce style qui lui est propre: Trouvez-en donc beaucoup
de cette taille, méme parmi les géants de l'humanité ; 17) ou, plus sobrement,
Perdican dans L'Illustration (qui lui consacre une gravure, ce qui ne s'était
162) Un., 4.VI.82. 169 Ps.t 6.VI.82. m Tps., 4.VI.82.
165) Fg., 7.VU2.
166) /.>., 4.V1.82.
Ì67) RDM, ler.VIl.82. 168) 5., 5.VI.82. W) J.D., 8.VI.82. 17Q) Ch.t 7.VI.82.