Rassegna storica del Risorgimento

CERUTTI GIUSEPPE ANTONIO; CERUTTI GIUSEPPE ANTONIO OPERE BIBLIO
anno <1989>   pagina <177>
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Giuseppe Antonio Cerutti
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Hameaux ont tout le travail apostolique: les Pasteurs des Diocèses ont toute l'opulence mondaine: faites, non pas un échange, mais un partage.
A LA NOBLESSE.
Le temps vous a donne la première place dans l'opinion publique, et la force, le premier rang dans la propriété. Renouvelez tous vos droits en les épurant; inféodez vos titres à la Chambre Nationale, et séparez enfin les fruits du Despotisme, de ceux de la Liberto.
AUX MAGISTRATS.
La Balance n'est pas le Sceptre, mais elle sert à l'affermir. Les Corps physiques ont du poids en raison de la masse et de la vólocité; les Corps judiciaires, en raison de la masse et de la lenteur ou de la modération. Vous arrètez la nouveauté qui creuse des abimes: craignez la précipitation qui s'y jette; ne rendez pas une rénommée antique, suspecte; ni un zèle libérateur, dangereux.
AU TrERS-ÉTAT.
La Philosophie a travaillé pour vous: ne la faites pas repentir. Gardez-vous de subvertir l'ordre ancien, ou d'intervertir l'ordre moderne. Ne troublez pas une revolution qui se fait d'elle-mème, en la prématurant. L'épée et la violence ont forge plus de fers qu'elles n'en ont brisé. Attendez tout de deux forces également Victorieuses et pacifiques: la force des choses et celle des lumières. Enfin les fondemens de la Monarchie sont à découvert: il ne s'agit pas de nous ensevelir sous ses ruines, mais de la réparer.
A la vue de ces fondemens antiques qui sont entr'ouverts de tous les cótés, et où pénètre une lumière effrayante; à l'aspect de ces ruines terribles qui menacent toute une Nation, et que ses discordes ne peuvent qu'accélérer et rendre irréparables, l'imagination se trouble, le zèle s'épou-vante, et les calamités que l'on redoute rappellent les désastres dont la mémoire a été le plus frappée, et dont le gerire humain, après vingt sièoles, est consterné encore. L'irruption des Barbares, la contagion des pestes, l'explosion des volcans, la commotion des orages souterrains, l'incendie des guerres civiles, tous ces souvenirs formidables se réveillent ensemble dans les tétes ébranlées. Francois! vout étiez naguères le Peuple le plus tranquille et le plus florissant. Le désordre a troublé vos jours pacifiques. Mais la dissension ameneroit les derniers jours de votre gioire. On peut calculer, on peut libérer la dette publique; mais qui peut calculer, qui pourra libérer la division universelle? A force de se séparer, à force de se combattre, tous les Ordres de l'Etat vont se dissoudre et s'anéantir. Francois! arrètez-vous: le moment de vous liguer pour la Patrie est-il le moment de vous liguer contre elle? Est-ce au milieu des tempètes que vous préparerez la lumière et la calme? Voulez-vous convoquer à l'Assemblée nationale tous les partis, tous les préjugés, au lieu d'y convoquer la raison