Rassegna storica del Risorgimento
DUE SICILIE (REGNO DELLE) ; MOTI 1820
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1921
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48 M. Mmgh'mì
Ma quelle parole, così calde di riconoscenza, rivolte ai marinai america che le avevano accolte alle fine con un entusiastico ód sam Kossulht non esprimevano completamente le aspirazioni del Kossuth. Egli era grato, vero, agli Americani, ma non desiderava, almeno per allora, di essere sbarcato in un porto americano; e al Mazzini descriveva il suo stato d'anfano, ondeggiante tra il debito di riconoscenza, che gV imponeva di accettare subito Vospitalità degli Stati Uniti, e il suo desiderio di andare prima per qualche tempo in Inghilterra.
VII
Au bord rlu Mississippi, sur la rade de Smyrrte, 12 scptetnbre 1851.
Frère et ami!
Me voi là en route, et en liberté. Toutefois il y a encore sur mon chemin une contrainte morale. Cela veut dire: que les Américains m'ayant envoyé un de leurs bateaux, et moi m'y ayant embarqué (je n'avais aucune ctìoix), ils attendent me conduire à l'Amérique di-rectement.
Me voilà donc dans une position bien pénible. Si je m'en vais directement à l'Amérique, je perds le moment d'agir en Angleterre, non pas chez le gouvernement, mais cliez l'esprit public aujourd'hui favorable à moi, deraain peut-étre indifférent, après probablemeat jaloux de mes rélations avec des Américains. Si je quitte le-Àfls-stssippi, pour m'en aller de Gibraltar à Londres, je blesse la suscep-tìbilité américaine.
Voilà ma position bien désagréable. Devant taire une choix, ce n'est que l'exact connaissance des circonstances, où en sont les chances du mouvement révolutionnaire d'Europe qui me peuvent
y soit place en tout cas. Nous verrons si ce so il mieux de rester sur la base de votre emprunt, en y ajoutant la solidarité de la Hongrfe ou bien lever de l'argent en emprunt hongrois, en quel cas, c'est moi qui prendra vos billets. Nous verrons. Mais si je vais directement à l'Amérique, sans pouvoir laisser au moins 10.000 L. steriing à mes agents chargé de P organisation en Hon-