Rassegna storica del Risorgimento
NAPOLI ; CARBONERIA ; MASSONERIA ; MOTI 1820 ; SOCIET? SEGRETE
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1921
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162
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Ì62 M. Manghini
XXXVII!
[Londrcs, .... janvier 1854]. Cher ami,
Voici le duplicai
Je suis toujours beaucoup atiristé toutefois que vous me com-muniquez tels de rapports de vos agents, dont je suis en état de juger l'exactitude, parce que, mallieureusement, je vois toujours, mais toujours, combien mal ils sont renseignes, et comment ils vous donnent pour vérité pure, des conmerages de vieilles femraes, re-cueillis problablement dans les cafés etc. Rappellez-vous ce qu'on vous a rapporté à l'égard de mes relations supposées avec Ruggero Settimo et à présent encore cette nouvelle de Lemmi.
L'homme venu de Hongrie, qui a passe par Constantinople et qui est déjà arrivé ici, non seulement ne m'a apporté point d'ar-gent, mais il m'apporte la nouvelle qu'un fripon m'a volé 750.000 francs; non seulement on ne m'attende point sur les frontières de Transylvanie (où il y a des Russes), mais encore ma nation qui certainement va et ira sì loin que qui que èe soit au monde, mais qui n'aime pas de taire des illusions (et j'en sais gre à lui et à mes agents), ma nation me dit, qu'elle ne peut espérer de se pou-voir lever avec des chances de succès, que seulemeut, si je dresse le drapeau à la téte d'un corps de 8-10.000 hommes, apportant avec moi des armes, des canons et de la munition, parce que les arse-naux sont dans des places fortes, qu'on ne prendent par criant vive la liberti et parce que des armés comme ils sont ils pourraient bien harceier l'ennemi par des guerillas, mais ne manqueraìent pas d'étre écrasés par les 140.000 hommes que PAutriche y a concentré.
Et pourtant les miens ont 130.000 hommes et 12.000 chevaux organisé autant des héros qui ne reculent jamais. Mais désarmé comrn'ils sont, ils savent bien que ?a ne peut pas tenir contre une grande armée régulière.
Aussi vous dis-je, quand nous nous levons, nous réussirons, parce que mes agents ne me font pas des illusions.
Je crains beaucoup que vos agents qui vous informe si mal de ce qui me concerne, ne soient également légére à l'égard de vos affaires.